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Après l’accouchement, l’abandon des mères …

J’en parlais déjà brièvement ici. Après la naissance, en France les femmes sont laissées livrées à elles-mêmes. Dans une solitude et une détresse terribles….

Pendant la grossesse, on les couve , les protège, les infantilise.

Avant la naissance, la désinformation

Pendant les cours de préparation à l’accouchement , on a été préparé (Papa Ours et moi) à tout sauf à la parentalité.
Compte tenu de notre parcours PMA (dont je parle ici), nous avons fait le choix de faire des séances individuelles avec la sage femme. Papa Ours a appris à me masser, à me tenir la nuque, à m’aider à respirer MAIS PAS A DEVENIR PÈRE.

On ne parle pas des pleurs de déchargements. On ne vous explique pas, à quel point, ils seront éprouvants pour vous, qu’il sont normaux et que votre enfant a simplement besoin de vous plus que jamais à ce moment-là.

On ne vous parle pas de la détresse que vous allez ressentir lorsque votre enfant va pleurer, lorsque vous êtes encore entrain d’apprendre à vous connaître…


On n’oublie aussi de vous parler des coliques du nourrisson, et des douleurs terribles qu’elles vont provoquer à votre bébé, et de la tête entendue du pédiatre qui vous dira :

« C’est normal, ça passera ». QUOI ??? C’est normal que mon bébé souffre et se torde de douleur ? (je parle des pédiatres ici déjà)

Et cerise sur le gâteau, on ne vous parlera jamais du RGO, qui pourtant touche tellement de bébés, et de comment il va vous pourrir la vie s’il frappe à votre porte…

Après la naissance, la solitude

Je me souviens de la solitude terrible que j’ai pu ressentir par moment, les longues journées sans voir personne sans bouger de la maison, sans avoir le temps de manger parfois
Au départ, je ne me sentais pas de partir en voiture sans papa Ours au cas où (au cas où quoi j’en sais rien …).

Puis petit à petit, j’ai appris à connaître mon adorable petite fille et très vite nous avons commencé toutes les deux à faire des choses en dehors de la maison. Maintenant avec le recul, je sais que pour un deuxième bébé, je n’aurai plus aucune de ces peurs, mais pour un première enfant tout est nouveau, tout le temps et, je sais maintenant que j’avais la trouille de mal faire !

Et ensuite, le bonheur parfait !

Maintenant, je connais ma fille absolument par cœur, et nos 17 mois en tête à tête m’ont appris à la connaître sur le bout des doigts. Je sais exactement quoi faire et quand. Il ne m’arrive presque plus jamais de ne pas savoir comment réagir. Il n’y a que les très rares fois où elle a été malade, où j’aurais voulu m’arracher le cœur de la voir souffrir : c’était un supplice pour moi.

Suite à cette détresse que j’ai pu ressentir, j’ai longtemps eu l’idée de créer une sorte d’association de soutien aux jeunes mamans avec des visites à domicile pour les plus isolées, qui n’ont parfois pas de famille ou d’amis proches. Ici, j’ai eu la chance d’avoir mes parents à quelques kilomètres, et de supers parents heureusement…

Et vous, comment avez-vous vécu le retour à la maison avec bébé ? Que pensez-vous de mon idée ?

 

 

Categories: Maternité
Maman Pavlova:

View Comments (65)

  • Pour ma part la préparation a l’accouchement ne m’a servi à rien car je b’ai pas été assez préparé au fait que je ńavais pas le droit à la péridurale… et effectivement les semaines après l’accouchement ont été terrible
    J’ai passé des semaines seule à pleurer en me disant que j´etais mauvaise mère car je n’en comprenais pas ma fille! En plus elle avait une intolérance aux protéine de lait de vache et personnes ne m’evputais Quand je disant que ma fille avait des remonte acides mais ne régurgitait pas… on me disait que c’etait Un bébé et qu’en c’était normal jusqu’a Ce qu’elle finisse par avoir du sang dans les selles…! Aucune prise en charge non plus des parents par la suite car les médecins suspectaient un problème de développement psychomoteur et on était seul face! Il n’y a pas de prise en charge des parents lorsqu’ils ont un enfant et même si cela fait maintenant 1 an qu’on souffle je suis toujours très en colère!

  • Percutant et tellement conforme à mon ressenti ayant traversé la même chose: PMA, RGO (+++), Coliques et pleurs de décharges....

  • J’ai eu la chance d’etre très bien entourée par le corps médical lors de ma grossesse. Heureusement d’ailleurs car nous habitions à minimum 5h de route de nos proches, et plus pour la famille. J’ai d’ailleurs du rester au repos à partir du 3ème mois de grossesse car grosses contractions et risque pour bébé.
    Je sais que c’est une chance, car j’ai lu beaucoup de mamans qui n’ont pas été soutenues, ni après l’accouchement, ni pour l’allaitement... ni après le retour à la maison!
    J’ai eu de grosses difficultés à mettre en place l’allaitement, et je remercie encore cette sage femme qui m’a prise sous son aile à la clinique de Perpignan. J’ai tout essayé, et c’est grâce à elle que j’ai réussi. Laëtitia, si tu me lis... mille mercis !
    J’ai été suivi à mon retour à la maison, ça m’a aidé aussi, mais ce qui a compté le plus, c’est le soutien de mon mari.
    Je pense que l’idée De l’association est vraiment géniale, et si ce projet vient à aboutir, j’aimerai en faire partie, et en faire la promotion ;)

    • Oh c'est chouette et contente de lire que cela peut aussi bien se passer !!! Allaiter c'est vraiment génial une fois les 3 premiers mois terminé. Je note pour l'asso et merci pour ta prèsence ici :)

  • Bonjour,
    merci pour cet article si juste, et pour votre belle idée ! Faisant le même constat que vous, j'ai cofondé http://www.lesheureusesnaissances.com/ . L'idée est de proposer une plateforme gratuite permettant aux futures et jeunes mamans de rencontres d'autres femmes près de chez elles, et de se soutenir mutuellement. Nous sommes une petite asso, et il reste tant à faire... Je serais ravie d'échanger avec vous sur ce sujet fondamental de l'accompagnement et du soutien aux jeunes mères isolées :) Bien à vous, Estelle

    • Je viens à tout hasard de faire la recherche pour chez moi et comme a chaque fois aucune maman ...

    • Bonjour, merci pour votre retour ! C'est un chouette projet, j'aimerais faire a terme du catching parentale . Si vous voulez échanger avec moi par mail ce sera avec plaisir

  • Je me retrouve tout à fait dans ce que vous avez écris, en réalité dans casiment tous vos articles, on se soit moin seul tout à coup :) je tiens à vous remercier déjà pour avoir éclaté la vérité ! Effectivement, notre fille est une merveille à nos yeux, mais les 3 premiers mois étaient juste horrible, avec les coliques, les pleures du soirs, et les reflux... La ça va beaucoup mieux, mais j'avoue que c'est difficile, j'ai eu de la chance on va dire le 1er mois, mes parents étaient avec moi la journée, ensuite ils ont du repartir... A 11000kms... Et la c'était exactement ce que vous décrivez, la solitude, ne pas manger de la journée, ni faire pipi, prendre une douche, se brosser les dents et j'en passe... On se sent tellement seule c'est horrible, car à des moments on a besoin de parler, qu'on nous dise que c'est bien comme ça... Etc mon mari est un papa super, il aime sa fille comme jamais, moi également, mais les cris nous faisait devenir irritable, bien sûr vu qu'on ne sait pas pourquoi au début, on est nouveaux parents on devient vite fou !! De la grossesse à l'accouchement c'est une belle expérience mais après c'est encore plus beau... Merci pour votre honnêteté et bonne continuation et bises à votre petite famille !

    • Oh merci pour cet adorable mot ! Maintenant a 18 mois je croule dans le bonheur , promis c'est vraiment de mieux en mieux mais les début faut s'accrocher.... J'espère que mes prochains articles vont vous plaire aussi :) n'hésitez pas à vous abonner :)

  • Bonsoir
    Moi je trouve que c'est dur à chaque enfant pas que le premier. Car au final on oublie vite... Et que les pleurs de décharge, la souffrance des coliques et RGO, on ne s'y fait jamais... Mon p'tit 3eme a 1 mois et ce sont les montagnes russes pour moi émotionnellement et mes tripes se déchirent quand il pleure et que rien ne le calme, même si je sais que ces pleurs sont "normaux" et je me sens aussi isolée au fin fond de ma campagne limousine.

    • Oh ma belle ... C'est bien ce qui m'inquiète dans l'idée d'avoir une fraterie ... plein de courage a toi

  • Bonjour et merci pour cet article.

    En effet la maternité n’est pas chose aisée. On a beau être à l’ère la plus aboutie médicalement parlant, le fait est qu’on vit loin de nos familles, nous n’habitons plus en intergenerations comme avant, et le soutien manque.
    Le retour à la maison est parfois très chaotique et solitaire. Cependant nos ressentis et les éventuels soucis rencontrés par un bébé ne sont pas du tout identiques à chaque maternité. C’est plutôt rassurant

    Apres l’un de mes accouchements j’ai eu la chance d’avoir deux belles personnes qui m’ont tendu la main. Elles ont croisé ma route le soir même de l’accouchement pour l’une et un an après pour l’autre. De vrais rayons de soleil dans ces longs mois sombres du « bonheur d’etre mère ».

    L’une d’elle, la seconde, était une sage femme spécialiste en lactation. Et après avoir bénéficié de son soutien, je me suis jurée de changer de métier afin d’aider à mon tour les jeunes mères dans la détresse comme ça à été mon cas. Deux petits rendez-vous avec elle qui m’ont tellement aidée par la parole et l’ecoute (et de m’avoir donné le nom d’une bonne thérapeute) que j’ai voulu faire de même en guise de gratitude. Ce parcours est long mais j’y suis (en formation).

    La principale chose que je retire de mes expériences de jeunes maman est :
    - so un bébé pleure c’est qu’il a un besoin.
    - suivre son intuition maternelle plutôt que les conseils surtout quand c’est pour nous convaincre d’arreter l’allaitement.
    - si l’enfant a un soucis (poids, rgo, coliques, pleurs incessants,...), ne pas se culpabiliser, bien sûr voir un pédiatre mais surtout trouver un excellent psy !!! Les sages femmes ont toujours de bonnes adresses à conseiller.
    - ne pas rester seule en souffrance.

    Il y a de forte chance (pour restée nuancée) que les soucis du bébé ne soient qu’une conséquence inconsciente du mal-être de la maman (ne dit-on pas qu’ils sont de véritables éponges émotionnelles?). Et le mal-être de la maman la conséquence du poids de son passé ou de celui des femmes de sa lignée.

    Bon courage au futures et jeunes mamans!
    Croyez en vos intuitions maternelles et n’hesitez surtout pas à chercher le soutien d’un thérapeute : vous irez mieux et le bébé aussi !

    Merci encore de concrétiser tout cela grâce ce blog !!!

    • Merci à vous pour ce beau commentaires. Après avoir eu des centaines de réactions je suis plus que motivée a continué dans mon projet, je pense de plus en plus a devenir coach en parentalité, quelle formation suivez vous ? Bonne continuation à vous, et peut être a bientôt j'espère !

  • Bonjour,
    C’est vrai que je me rappelle (c’était il y a un peu plus de 3 ans) que la première nuit avec mon petit loup je n’ai pas compris pourquoi il pleurait tout le temps et surtout je n’osais dormir avec lui dans le même lit. Mais le lendemain la sage femme m’a simplement dit « c’est normal il a juste besoin d’être contre vous ». J’aurais aimé qu’on me rassure et qu’on me dise de le mettre avec moi dans le lit. Aujourd’hui, je suis enceinte de mon deuxième et c’est une autre forme de solitude que je rencontre : celle pendant la grossesse ! Effectivement mon ainé ayant 3ans il nous a fait une sacrée crise pendant quelques mois. Ces mois correspondait au 2 premier trimestre de ma grossesse. Avec le papa, cela a été plutôt difficile de rester soudé dans ces moments et du coup j’ai vraiment le sentiment de vivre cette grossesse toute seule. Je n’étais pas préparé à ça non plus. Même en essayant d’en parler avec le papa, il met ça sur le compte des hormones et à hâte que ça passe. Je me sens impuissante. Par contre j’ai une très grande communions avec mon bébé. J’ai vraiment l’impression de communiquer avec lui à travers mes caresses. J’espère que tout ça va se tasser avec le temps. En tout cas merci d’en avoir parler, c’est un sujet important et qui peut être bouleversant pour une jeune maman.

    • Merci Lilou pour ton passage ici. J'ai eu la chance de tomber a la maternité sur une sage femme qui ma aménagé le lit en cododo j'avais besoin d'avoir ma fille contre moi d'être en fusion avec elle . Tu pourrais écrire au papa ce que tu ressens parfois c'est plus facile de crever labsces ainsi. Plein de courage a toi. J'ai adoree ma grossesse et comme toi je communiquait bcp avec mon bébé. J'espère que mes autres articles te plaise aussi

  • Je suis à 100% OK avec l’idée de créer une asso pour aider les mamans seules. Je me reconnais dans ce témoignage : pendant la grossesse, mon bébé était très surveillé car il était trop mince, le corps médical s’occupait bien de moi également. La sage femme au top, l’accouchement idem mais une fois de retour à la maison, je me retrouve seule avec un bébé qui pleure beaucoup, qui tête peu mais très (trop) souvent. Pourtant une personne de la PMI est passée me voir à la maison durant 1h, 15 jours après sa naissance, mais c’etait trop rapide. Le mode d’emploi n’était pas fourni avec mon bébé. Coliques, RGO, pleurs tous les soirs pendant 2-3 heures mini, je n’attendais qu’une seule chose: que le papa rentre du boulot le soir pour m’aider ne serait-ce qu’une petite demi-heure. La 1ere pediatre trouvait qu’il ne prenait pas assez de poids, qu’il fallait que j’arrête l’allaitement. J’en ai choisi un autre qui m’a soutenu et fait comprendre qu’il sera de morphologie mince (c’est encore le cas aujourd’hui à 3 ans même s’il mange pour 2). Il a mis 4 mois à faire ses nuits, que c’était dûr! Pas de famille à côté, des copains sans enfant à qui on n’ose pas leur demander d’aide, les journées seules face à face avec ce bébé qu’on essaie de découvrir. Au bout de 4 mois, les coliques ont disparu au fur et à mesure, j’ai arrêté l’allaitement, et j’étais plus reposée et patiente pour m’occuper de lui. Pour le second bébé, je me suis préparée moralement à « subir » la même épreuve, mais à mon grand étonnement, c’était un bébé calme, gourmand, et qui dormait beaucoup. J’ai décidé d’installer son lit à côté du nôtre, pour les tétées nocturnes (de la fatigue en moins), et si elle pleurait trop le soir, je n’hésitais pas à dormir contre elle pour la rassurer (et ça fonctionnait avec elle). Mais maintenant, c’est que du bonheur de les voir grandir, même si je ne garde pas un bon souvenir de la période des 4 premiers mois de mon 1er bébé

  • Bonjour, merci pour cet article dans lequel je me suis complètement reconnue, sauf que j’ai eu la chance de ne pas avoir un bébé avec un RGO ou des coliques. Mais j’ai eu un énorme baby blues auquel je ne m’attendais pas du tout car bébé très désiré et une grossesse sans souci. Cela m’a terrassée et en plus j’avais honte d’avoir ce babyblues, alors que j’avais tant désiré mon joli bébé. Je me suis sentie complètement nulle, démunie et seule, malgré un papa présent mais qui n’a pas pu prendre son congé paternité. J’ai un profond, profond respect pour les mamans solo, ce sont des héroïnes! J’ai mis des mois à remonter la pente et à accepter ce qui m’était arrivé. Et j’ai aussi pensé à ce genre d’association de soutien aux jeunes parents démunis, ici à Nouméa il n’y a pas grand chose à part une association SOS allaitement et une maison de la famille. Et les métropolitains comme moi sont à 20 000 km de leur famille ce qui est encore plus dur à vivre avec l’arrivée d’un bébé. Je pense écrire sur ce babyblues, déjà pour moi, et peut-être pour d’autres. L’ambiguité, c’est qu’on ne veut pas dramatiser ou effrayer les futures mamans, et à la fois, on a envie de partager cette expérience qui pourrait servir à d’autres. Maintenant à 9 mois tout va mieux! Mais les 2 premiers mois, quel chamboulement de folie!

    • Bonjour et merci pour ton joli témoignage, j'ai eu la chance de n'avoir pas de baby blues mais un énorme coup de moins bien, grâce ma famille et mon mari . Ce sont les 3 premièrs mois les plus complexe et avoir un coup de moins bien quand on rêvait de son bébé c'est le pire sentiment de culpabilité qui existe . Tu verras c'est de mieux en mieux ensuite ma fille a 18 mois et c'est vraiment géniale