Maternité

Comment repérer si votre enfant est victime d’abus sexuels

Quand j’ai préparée cet article j’ai eu des relans de haines envers les pédocriminels, surtout quand j’ai vue les chiffres effrayants du nombres d’enfants victimes rien qu’en France déjà…
J’espère qu’après avoir lu mon article vous aurez un œil différent sur des comportement inquiétant de vos enfants. J’espère aussi que comme moi vous aurez envie de serrer fort vos enfants dans vos bras et d’espérer que jamais il ne croise la route d’un de ses porcs….
Dans « Les Chatouilles », en salles en novembre, Andréa Bescond raconte les abus sexuels subis, enfant, par un « ami de la famille ».
Un sujet tabou qu’elle aborde avec aplomb et qui incite n’importe quel adulte à la vigilance.

Les chatouilles un film sur les abus sexuels sur les enfants

« Ce film, on le donne aux gens, à la société civile, il ne nous appartient plus. S’il peut servir à des fins préventives, curatives, politiques, pédagogiques, s’il est jugé utile, évidemment j’en serais très fière », confiait Andréa Bescond au moment de présenter Les Chatouilles. Dans ce film réalisé avec son compagnon, elle incarne une danseuse qui boit beaucoup, prend de la drogue et ne tient pas en place. Jusqu’au jour où elle pousse la porte d’une psy et dévoile son lourd secret. Un film fort qui incite n’importe quel spectateur adulte à se poser cette question : quels sont les signes pouvant signaler un abus sexuel chez un enfant ? »

Personne ne peut rester de marbre après avoir vue le film. L’histoire aussi angoissante que touchante fait poser se poser beaucoup de questions. Finalement ses parents sont des parents aimants et attentionnés pourtant il passe à cotés d’un drame qui ronge leur petite fille.

Ce n’est pas une notice qui est livré dans ce film, mais plutôt un appel à ouvrir grand vos yeux et vos oreilles.

« Bien sûr, tout dépend des enfants mais ce qui est important, c’est de voir le changement dans le comportement ». Pour Leonor Bruny, psychologue clinicienne, il s’agit de la clef : « Les symptômes sont multiples. Pour certains, les notes à l’école vont brusquement chuter ; pour d’autres, des troubles alimentaires apparaissent ou alors encore un retour au pipi au lit. Bref, tout ce qui génère une rupture dans le fonctionnement normal, classique, habituel de l’enfant. » En d’autres termes, « si l’enfant, d’ordinaire solaire, devient triste, instable, s’isole. »

Redoubler d’attention

Dans Les chatouilles, lorsque la mère d’Odette annonce que son agresseur va la ramener de ses cours de danse ou qu’il emmène en vacances, l’enfant rechigne, salit ses draps. Un signe parmi d’autres qui doit normalement mettre la puce à l’oreille : « Quand un enfant commet des actes pareils, oui, quelque chose cloche mais souvent on n’y fait pas attention ou on ne veut pas y faire attention tant cela nous semble énorme »,

Andréa Bescond appelle, elle, à redoubler de vigilance lorsque notamment un « enfant s’enferme dans le mutisme, lorsque d’un seul coup il n’a plus d’ami à l’école, ne travaille plus, refuse de porter des joggings qui s’enlèvent facilement, devient sale sans que l’on sache pourquoi, va être en opposition constante. Bien sûr, cela ne signifie pas qu’il est victime de pédo-criminalité mais ce comportement cache quelque chose et il faut creuser par le dialogue, peut-être à l’aide d’un thérapeute mais il faut se poser la question : quelque chose ne marche pas, ne fonctionne pas. Et l’adulte doit comprendre d’où vient le problème. »

Des chiffres qui font peurs ….

Ce type d’agression sexuelle crée des désordres psychologiques souvent irréparables » : 154.000 enfants sont violés chaque année en France. C’est un fléau terrible et favorisé avec la complicité de chacun.

Comment ne pas trembler devant ses chiffres ?

Certes, mais comment réussir à préserver l’intégrité physique et psychologique des enfants, comment leur faire comprendre au plus tôt pour éviter un drame ? « Il faut faire intégrer rapidement à l’enfant le fait que ses parties intimes lui appartiennent et que personne n’a le droit d’y toucher, nous assure Andréa Bescond. Il faut aussi lui parler de cette notion d’emprise, dire à un enfant que si un adulte lui fait du mal, cela n’est pas de la faute de l’enfant ». De la nécessité donc de rappeler à quel point le rôle des parents est plus que nécessaire dans la prévention contre la prédation.

« C’est une double peine »: quand la victime d’abus sexuel subit le déni familial

Dans Les Chatouilles Odette ne dit rien à ses parents de l’abus sexuel qu’elle subit, enfant, de la part d’un ami de la famille. Ce n’est que bien plus tard, sous l’impulsion d’une psy, qu’elle va oser réunir ses parents et leur dire ce qui s’est passé. Et les parents de réagir différemment au moment de la confession, entre le terrible sentiment d’impuissance du père (Clovis Cornillac) et le non moins terrible déni de la mère (Karin Viard) qui accuse presque sa fille de vouloir salir l’image publique de son violeur.

 « Ce type de drame est une bombe à fragmentation dans une famille, voire dans les familles, celle de la victime et celle de l’agresseur, engendrant de réels dommages collatéraux. »

Que faire alors, lorsqu’on a été victime d’abus sexuel et que cette histoire traumatique est niée par ses parents, par ceux qui sont censés comprendre et aimer de manière inconditionnelle ?

Je n’ose imaginer ce que doit ressentir une victime quand sa famille toute entière refuse de croire en cette atrocité…

Le déni serait une forme de protection du parent, qui se cache derrière pour ne pas se remettre en cause d’accepter d’avoir été un parent défaillant…

Pour Andréa Bescond, qui a dû affronter cette double peine, « il faut que la victime apprenne à lâcher prise et arrête d’espérer d’attendre des choses de personnes dont on pensait l’amour absolument inconditionnel et se dire que ce qu’elles vont dire vont nous faire du bien. Des fois, ces paroles d’amour n’arrivent pas, il faut faire avec. Et en tant qu’adulte, il faut alors se construire autrement, pas forcément en opposition mais peut-être construire sa famille ailleurs, se respecter soi en étant en dehors de toute attente. »

C’est à l’adulte de prendre soin de l’enfant, dans la parole qu’il diffuse et dans la manière qu’il a de l’écouter. Sans lui laisser une liberté totale, en lui donnant un cadre, une limite, une structure pour qu’il soit rassuré.

Et vous comment envisager vous de protéger vos enfants de tout cela ?

source de l'article pour le film : dossier de presse du film les chatouilles

5 Comment

  1. Mon fils a 5 ans. Souvent, nous lui expliquons qu’il n’a pas le droit de toucher les tétés ou culotte… des autres. Nous ajoutons ensuite que personne d’autre que nous n’avons le droit de nettoyer son penis. Nous sommes dans une société où nous devons nous méfier de tout et de tout le monde.
    L’autre fois, il nous a parlé d’un jeu au centre aéré. Bandeau sur les yeux, on leur faisait goûter des fruits. Ni une ni deux, mon homme et moi avons posé nos fourchettes et interrogé sans stresser. Nous avons premièrement demandé qui faisait le jeu, c’était une animatrice. Certes ça ne veut rien dire, mais ça nous a soulagé. Par chance, mon fils déteste être coincé, ou qu’on lui cache les yeux, il n’y a donc pas joué!
    J’ai tellement d’idées que me sont passées dans la tête à ce moment précis. J’ai repensé au petit garçon qui avait été victime de son instituteur pendant la semaine du goût…
    Bref, nous le sensibilisons depuis l’âge de 3 ans. Avant, on ne nous en parlait pas avant une bonne dizaine d’années… Où va notre monde ? Merci pour cet article.

  2. Quand j’ai appris que j’attendais une fille, ça m’est tout de suite venu à l’esprit. Les angoisses ont grimpé au fil de sa croissance, découvrant qu’elle est très jolie et attire tous les regards. Il va falloir être hyper vigilants, voilà ce que j’ai dit à Chéri qui était bien d’accord. J’ai vécu quelque chose de pas cool à 13 ans et suis très sensible à ce sujet alors en effet, je considère qu’il n’est jamais trop tôt pour prévenir. Elle n’a que deux ans mais lorsqu’on lui donne son bain, on commence déjà à lui dire que ses parties intimes sont justement « intimes », à elle seule, qu’il n’y a que papa et maman qui peuvent les voir quand on se lave ou qu’on change la couche. Et que, quand elle n’aura plus de couche et se lavera seule, personne ne pourra les voir. On lui apprend aussi sur nous, qu’on ne se balade pas tout nus, parce que certaines parties sont privées. Au fil de sa croissance, je ferai tout pour qu’elle soit particulièrement prudente et qu’elle nous parle si elle subit quelque chose. Cela me terrifie car les prédateurs sont partout.

    1. C’est LE TRUC qui me terrorise… tout comme toi ma fille est vraiment belle #humble on m’arrête plusieurs fois par jour pour lui dire qu’elle est magnifique… quand ca vient de mr ca me terrorise et jai envie de hurler … les prédateurs sont en effet partout 🙁 tout comme toi on explique deja que personne na le droit de la toucher …

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