Témoignage : Vivre le drame du désenfantement.

Encore une histoire bouleversante, voila encore les dégâts des pervers narcissique, d’une épouse qui fuit l’enfer de son quotidien et a qui on vole son fils… Elle n’est malheureusement pas seule, il existe des centaines d’histoires comme la sienne. Elle nous livre ici avec beaucoup d’émotions et sans langue de bois son histoire qui va vous serrer le cœur…

Il suffit de prendre quelques minutes pour se mettre à la place de cette maman, vous trouvez le courage de fuir un passé violent et destructeur après des années d’oppression et pour se venger il vous prive de votre bébé… Que ferriez vous à sa place ? Que fait la justice pour protéger réellement les enfants des prédateurs ? Rien… Elle n’est pas seule presque 200 femmes en France sont dans son cas… Voici son histoire.

Fuir l’enfer pour un connaitre un autre …

Divorcée d’un « conjoint prédateur » en 2007, séparée en 2005 AVANT la naissance de mon petit dernier.
Il m’a tout volé, mais l’essentiel est là : mes enfants ! Une nouvelle vie commence, loin de l’horreur.

Entre 2008 et 2015, il me « pourrit la vie » (ses propres mots)… A l’été 2015, je fête mes 50 ans, dans le jardin, avec des amis, mes enfants… C’est alors que je reçois le « cadeau » du monsieur : une convocation au tribunal. « fragile et instable », je ne « m’intéresse pas à mes enfants ». Dans la vraie vie, mon fils ainé est élève dans le meilleur lycée de ma région, je suis représentante des parents d’élèves. Mon fils cadet est un très bon élève, il a des copains et joue au foot. La petite société créée deux ans auparavant commence à prendre son envol.

Mais il VEUT mon fils… ce que je n’ai pas compris à l’époque… Entre en scène la machination juridique. Je suis accusée « d’attouchements sur mon fils dans le bain » (récusées par des dizaines d’attestations d’ami.e.s et de professionnels, aucune enquête, nous avons une douche italienne…). Mon fils sera, quant à lui, qualifié de « pré-délinquant » : je vous parle d’un petit garçon de 10 ans aux yeux rieurs, excellent élève, qui vit dans un petit village.

Être accuser de faire du mal à son enfant …

En 2016 a lieu une audience auprès du Juge des Enfants. Audience à laquelle je ne serai pas convoquée. Mon enfant dira: « Ma Maman, je l’aime et j’ai confiance en elle ». Il sera « placé » chez « mon » ex-bourreau, malgré les violences avérées.
Je m’écroule : on peut mourir de chagrin. Ma vie s’effondre. Je ne parle plus, ne mange plus, ne dors plus, ne me lève plus… Je dois à quelques amis et à ma chienne (si, si) d’être encore de ce monde. Je hurle à l’erreur judiciaire, remue ciel et terre : il ne se passe rien. Mon bébé, entretemps emmené dans un autre pays, m’envoie des messages désespérés en cachette. Le consulat est informé, le Ministère des Affaires Étrangères, le Défenseur des Droits… SI mon fils tente de m’appeler, on lui arrache le téléphone des mains..

Des centaines de femmes vivent l’enfer du désenfantement…

j’en viens à comprendre que je ne suis pas seule dans ce cas : nous sommes des centaines, les raisons invoquées sont hallucinantes et, surtout, le « secret » est bien gardé : pour pouvoir enlever des Enfants qui vont bien, il ne faut pas que ça se sache… Omerta…

Les Mamans avec lesquelles je suis en contact sont des mères aimantes, elles sont :  hôtesse de l’air, DRH de grande entreprise, infographiste, experte-comptable, infirmière, enseignante (beaucoup), et même assistante sociale… Avec toutes un point commun : celui d’avoir croisé le chemin d’un pervers et subi des violences.
J’affirme qu’aucun père digne de ce nom ne prive un Enfant de sa Maman par seul souci de vengeance (celle d’avoir été quitté) et/ou de gain financier (on ne va pas se mentir, ils réclament tous une pension alimentaire!).

De plus en plus de Mamans parlent, et rapportent TOUTES le même processus de désenfantement : fausses allégations, diabolisation de la Mère, remise de la garde à l’ex violent.

Faire de son histoire un combat pour toutes les mères.

Aujourd’hui, mon petit garçon, qui a 13 ans entretemps, dit : « Maman, tu as changé. Maman, tu es une menteuse. Maman, tu es une sous-merde (si, si). Maman, tu n’es pas importante. » Nous gardons un lien, ténu : un appel par semaine… (« Maman, on a le droit de se parler que si tu parles à Papa avant » : j’ai refusé!)… Ma vie de Maman se résume à quelques minutes par semaine au téléphone…
J’ai tout perdu, le même monstre a laminé ma vie, dix ans plus tard, pour la seconde fois.Je ne marche pas contre ce genre de personnage, je marche pour sensibiliser, informer.

MAIS : Que fait la Justice ?

Le 21 octobre 2018, la pétition des Mamans désenfantées a été lancée. Elle liste (tristement) 158 Mamans, désenfantées sur faux dossiers… Qui se battent comme elles peuvent : grève de la faim ici, manifestation là. Et toujours ce même constat : on ne veut pas nous entendre !

Mais nous continuons. Parce que nous aimons nos enfants.
J’ai résumé au mieux les aspects d’une histoire personnelle qui m’ont amenée à défendre une cause commune, celle des Mamans Debout

Comment rester insensible ? Il faut absolument partager ses histoires et cette association qui peut venir en aides aux victimes. Je compte sur vous…

Est ce qu’il existe vraiment une justice à deux niveaux ? Est ce que tout cela est vraiment juste ….

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