Après l'accouchement, l'abandon des mères ... - Maman Pavlova
Maternité

Après l’accouchement, l’abandon des mères …

J’en parlais déjà brièvement ici. Après la naissance, en France les femmes sont laissées livrées à elles-mêmes. Dans une solitude et une détresse terribles….

Pendant la grossesse, on les couve , les protège, les infantilise.

Avant la naissance, la désinformation

Pendant les cours de préparation à l’accouchement , on a été préparé (Papa Ours et moi) à tout sauf à la parentalité.
Compte tenu de notre parcours PMA (dont je parle ici), nous avons fait le choix de faire des séances individuelles avec la sage femme. Papa Ours a appris à me masser, à me tenir la nuque, à m’aider à respirer MAIS PAS A DEVENIR PÈRE.

On ne parle pas des pleurs de déchargements. On ne vous explique pas, à quel point, ils seront éprouvants pour vous, qu’il sont normaux et que votre enfant a simplement besoin de vous plus que jamais à ce moment-là.

On ne vous parle pas de la détresse que vous allez ressentir lorsque votre enfant va pleurer, lorsque vous êtes encore entrain d’apprendre à vous connaître…



On n’oublie aussi de vous parler des coliques du nourrisson, et des douleurs terribles qu’elles vont provoquer à votre bébé, et de la tête entendue du pédiatre qui vous dira :

« C’est normal, ça passera ». QUOI ??? C’est normal que mon bébé souffre et se torde de douleur ? (je parle des pédiatres ici déjà)

Et cerise sur le gâteau, on ne vous parlera jamais du RGO, qui pourtant touche tellement de bébés, et de comment il va vous pourrir la vie s’il frappe à votre porte…

Après la naissance, la solitude

Je me souviens de la solitude terrible que j’ai pu ressentir par moment, les longues journées sans voir personne sans bouger de la maison, sans avoir le temps de manger parfois
Au départ, je ne me sentais pas de partir en voiture sans papa Ours au cas où (au cas où quoi j’en sais rien …).

Puis petit à petit, j’ai appris à connaître mon adorable petite fille et très vite nous avons commencé toutes les deux à faire des choses en dehors de la maison. Maintenant avec le recul, je sais que pour un deuxième bébé, je n’aurai plus aucune de ces peurs, mais pour un première enfant tout est nouveau, tout le temps et, je sais maintenant que j’avais la trouille de mal faire !

Et ensuite, le bonheur parfait !

Maintenant, je connais ma fille absolument par cœur, et nos 17 mois en tête à tête m’ont appris à la connaître sur le bout des doigts. Je sais exactement quoi faire et quand. Il ne m’arrive presque plus jamais de ne pas savoir comment réagir. Il n’y a que les très rares fois où elle a été malade, où j’aurais voulu m’arracher le cœur de la voir souffrir : c’était un supplice pour moi.

Suite à cette détresse que j’ai pu ressentir, j’ai longtemps eu l’idée de créer une sorte d’association de soutien aux jeunes mamans avec des visites à domicile pour les plus isolées, qui n’ont parfois pas de famille ou d’amis proches. Ici, j’ai eu la chance d’avoir mes parents à quelques kilomètres, et de supers parents heureusement…

Et vous, comment avez-vous vécu le retour à la maison avec bébé ? Que pensez-vous de mon idée ?

 

 

67 Comment

  1. L’idée d’aider les mères après la naissance existe. J’avais vu un site où on pouvait s’inscrire en tant que nouvelle maman et des mamans près de chez toi te proposent de passer pour rompre la solitude, amener un plat juste à réchauffer, etc. J’avais trouvé l’idée excellente.
    J’ai eu la chance de ne pas avoir de bébé RGO mais c’était déjà assez difficile ; je n’imagine même pas si le cas s’était présenté 🙁

    1. N’imagine pas …. c’est pas simple du tout … tu te souviens du nom de l’association ? Merci bon ton retour ici 🙂

  2. La solitude a été présente très vite puisqu’à son compte mon homme n’a pas pu prendre ni les 3 ni les 11 jours de congés paternité. Le positif est que j’étais entouré de 2 sages femmes: une avec qui on a fais les cours d’haptonomie en couple avant la naissance et que l’on a revu apres ensemble pour faire le point sur nos emotions et ma sage femme specialisée en allaitement qui était dispo 7j/7 pour ses patientes. Un vraie soutien. En plus de cela j’ai été dans une association qui s’appelle bulle de bébés et qui permet de se retrouver entre jeunes mamans, pour discuter de son accouchement et des difficultés qu’on rencontre. Il y a des ateliets portage, massage, ostheo, signes avec bébé, des ateliers sur le sommeil, les.coliques…!
    Je pense que le plus difficile est d’appeler à l’aide

    1. Oui le plus dur c’est d’accepter d’avoir besoin de l’aide … en tout cas , ça a l’air super ce truc bulle de parent , ici dans le sud tout est fait pour les vieux pas pour les jeunes … donc y’a rien ou presque pour les futurs mamans

  3. Tout pareil! Déjà que je trouve que les cours de préparation à l’accouchement n’y préparent pas du tout (ou du moins, pas à un accouchement rapide et violent) mais concernant le port-partum… Pfiou! Moi aussi je me suis sentie seule et très très stressée. Comme toi, on a eu le droit à tout: coliques, RGO, pleurs de décharge et c’est en expérimentant qu’on a appris à gérer, tant bien que mal. On ne nous a pas préparés à la fatigue, aux bouleversements émotionnels, à la peur de mal faire, aux visites aux urgences avec un bébé qui ne s’alimente plus… Alors certes cela rend les premiers mois de maternité moins reluisants, mais elle est là, la réalité! Je trouve ton idée géniale!

    1. On a est bien d’accord là dessus il est nul à chier … et allaitement j’en parle même pas , heureusement que de mon côtés tout a roulé à ce niveau là sinon ça aurait été carnage !

  4. Combien de fois j’ai eu l’idée de vouloir tous laisser en plan et me casser loin de tout
    C’est tellement dur psychologiquement et les amis et la famille qui parfois nous enfoncent d’avantage sans s’en rendre compte n’aide franchement pas
    C’est dur au début avec un premier bébé mine de rien
    Surtout si on est mal épaulée avec un entourage néfaste
    Heureusement qu’il y a des blogs comme le tien pour rappeler aux parents qu’ils ne sont pas isolés par ce genre de situation ! ☺️

    1. Oh merci … ce qui est terrible comme tu la souligne si bien c’est l’entourage qui enfonce le Couteau dans la plaie et l’idée que c’est simple chez les autres aussi … alors que non ça ne l’est chez personne , sauf les menteuses peut être

  5. C’est vrai qu’une fois accouchée, on se retrouve dans un autre monde complètement abandonnée face à nos questionnements et l’inconnu. Ca a été une période de solitude assez difficile pour moi aussi. Heureusement que j’avais rencontré une maman à la préparation à l’accouchement avec ma sage femme…
    En tous cas, je me retrouve énormément dans ton article!

    1. Bienvenue 🙂 , et moi aussi j’ai eu la chance De rencontrer ma voisine qui a accouche 2 mois avant mois juste après la naissance de ma fille on est beaucoup soutenue !!

  6. Je comprends l’idée que tu veux transmettre.
    Après je ne suis pas forcément d’accord. On ne peut jamais savoir à quoi s’attendre mais c’est pareil pour tout dans la vie. Le boulot, les amis, la famille. Chaque situation est différente qui plus est.
    Alors raconter tout le pire, je ne sais pas si c’est vraiment une solution. Pourquoi se remplir la tête de toutes les catastrophes qui peuvent survenir avant même qu’on sache s’il va se passer quelque chose ?
    On ne peut pas tout appréhender.

    Et puis je pense qu’on peut aussi se renseigner sur beaucoup de choses. Un bébé ça pleure, c’est fatiguant, ça tombe malade. Ca je pense qu’on le dit clairement et ouvertement depuis quelques années. La preuve, quand on rencontre des jeunes parents, tout le monde leur demande systématiquement « alors, pas trop fatigués? ». Ca veut bien dire ce que ça veut dire.

    Je lis bcp de blog sur la maternité et je vois tous ces phénomènes que tu décris. Est-ce que pour autant, si ça me tombe dessus, je le vivrais mieux ? Pas sûr…
    La connaissance ne remplace pas l’expérience.

    1. Bien sûr que l’on sait des choses , avoir un enfant est fatiguant . Mais ce n’est pas cela que je remet en cause dans mon article. L’expérience est importante , mais pour moi la connaissance aussi . La beauté dans la maternité c’est aussi qu’il y autant de parents que de façon de dire ou de voir les choses 🙂 et c’est bien ça qui est chouette . Je comprend ton point de vue mais ne le partage pas 😉

  7. Oui, ça n’est pas toujours évident de réussir à gérer tous ces chamboulements de nouveaux parents. Pour moi, bizarrement, c’est l’arrivée du 2ème enfant qui a tout chamboulé et où je ne savais plus quoi faire … Comme quoi, ça ne touche pas que les « jeunes parents ». Je pense que des associations comme celle que tu décris existent déjà, le problème est qu’on ne les communique pas aux parents lorsqu’ils sortent de la maternité …

    1. Dans ma région il n’y en a pas , ailleurs en France certainement j’en suis sûr ! Et oui un deuxième chamboulé car deux enfants à gérer enfin j’imagine je n’ai qu’un enfant

  8. Je pense qu’on s’est un peu toute retrouvé dans cette situation sauf celle qui avait des copines qui ont accouché peu de temps avant.
    C’est une chouette idée cette association. Ce type d’initiative se développe de plus en plus parce qu’il est vrai qu’on est beaucoup plus isolé qu’avant, du fait notamment avec la mobilité pour le travail.

    1. C’était notre cas , on a quitté notre ville natale pour être ici du coup pas encore d’amis … heureusement que j’ai eu cette voisine qui venait d’accoucher et mes super parents …

  9. Je ne suis pas sure qu’on puisse « apprendre à être mère ou père », on l’éprouve au quotidien et on tâtonne. Dans ma préparation à l’accouchement, j’avais eu une préparation au « retour à la maison ». Mais franchement, quand on vous parle du manque de temps, de sommeil, des pleurs su soir et des coliques…ben ça ne vous parle pas vraiment.
    Pour ma seconde j’ai pu bénéficier d’une sage femme à domicile pendant mon alitement et j’ai alors appris qu’elle passait aussi après l’accouchement, pendant 1 à 2 mois selon les besoins des mères (elle passe en journée, alors elle rencontre pas vraiment les pères). Elle est venue 4 fois après mon accouchement pour peser bébé, et surtout voir comment cela se passait à domicile. J’ai regretté de ne pas avoir su que c’était possible pour la 1ère. Il ne faut pas hésiter à s’adresser aux sages-femmes, c’est leur métier aussi d’accompagner après l’accouchement

    1. Bien sûr que l’on n’apprend pas à devenir parent dans des cours mais on s’y prépare , enfin on devrait . Moi non ne m’a jamais parlé de tout ce dont je parle je l’ai découvert à mon retour à la maison . Ma sage femme est venu 2 fois à la maison , mais elle m’a dit «  j’avais des filles simple moi , bon courage hein ! » super non ?! Quelle conne quand j’y pense …

  10. Merci pour ce bel article très enrichissant. Effectivement une association où des mamans pourraient passer voir les jeunes mamans me semblent tellement une bonne idée, au final on passe toutes par ce genre de moments alors autant s’entraider. 🙂
    Et même si on ne peut apprendre avec un cours à « devenir parent », on pourrait effectivement sensibiliser à tout ce que tu décris. ^^

    1. Bienvenue 🙂 et merci pour ton passage ici . En effet apprendre dans un cours ce n’est pas possible mais sensibiliser oui , et l’entraide et je crois la base pour les débuts de parent 🙂

  11. Je partage entièrement ton ressenti. Pour ma première fille, j’ai eu le sentiment d’être maternée pendant la grossesse et d’être abandonnée après sa naissance. On me disait « Vous êtes la mère, c’est à vous de décider ». C’est vrai, mais lorsqu’on nous lache au moment où on a le plus besoin d’avoir du soutien ce n’est pas évident.

    Pour ma deuxième fille, j’ai vécu les choses différemment, parce que je savais comment ça se passait et j’étais un peu plus renseignée.

    Je trouve ton idée d’association très bonne. Mes parents et mes amis habitent loin, et ce n’est pas facile d’être seule les premiers mois !

    1. J’imagine que pour un deuxième enfant c’est différent , enfin j’espère … ce lache dans la fosse aux ourses est parfois assez déstabilisant … bienvenue ici et merci pour ton mot 😉

  12. J’ai eu la chance d’avoir le nouveau papa 3 semaines à la maison dès l’accouchement. Ca m’a fait beaucoup de bien et par moment je me suis sentie bien seule malgré tout.
    Je n’ai pas trainé à pleurer une fois rentrée chez moi. La bulle maternité m’allait bien. Maintenant il allait falloir tout faire avec ce bébé et aussi tout faire dans la maison, les tâches du quotidien. Je n’avais pas envie. Je n’en avais pas peur mais je manquais d’envie.
    Et puis on ne t’apprend pas non plus comment gérer un corps que tu ne connais pas. Sans avoir le symptôme du ventre vide, tu n’es plus celle que tu as été avant, plus celle que tu étais avant. Tu es encore un autre corps pour une durée indéterminée. Tu es la même en apparence dans le miroir sauf qu’on t’a collé l’étiquette « maman » et tu n’as pas non plus envie qu’elle prenne toute la place.
    On apprend tout toute seule, ou seuls mais à 2. Seulement on estime la maternité innée chez les femmes et les hommes ont un peu la tendance de croire qu’on connait tout. Mais c’est tout nouveau pour tout le monde.
    Transition pas forcément évidente mais une fois qu’elle est passée, comme tu dis « bonheur » 🙂

    1. Bienvenue et merci . Oui la transition est difficile , enfin compliqué plutôt mais une fois sur les rails c’est le bonheur , simplement il faut les trouver 🙂

  13. C’est vraiment la pire des periodes, la peur, le stress, et surtout la maladresse. On ne peut pas comprendre tant qu’on ne le vit pas. Mais justement on apprend vite, et bien, et je suis comme vous, après tellement de galères je connais ma puce sur le bout des doigts et je sais toujours quoi faire. Et on apprend aussi à s’adapter, ce qu’on nous a pas expliqué et qui ne s’appréhende pas.
    Bravo à vous et à toutes les mamans.

  14. Je trouve que l’on prépare beaucoup à l’accouchement, avec us très bon suivi, des cours, on prend soin de vous, mais on nous prépare pas à être des parents.
    Une fois sortie de la maternité, hop on nous lache. Je pense que ça serait bien de faire aussi une séance post accouchement pour parler un peu du ressenti, donner quelques petites astuces ou ne serait-ce que pour échanger avec d’autres mamans. Je pense que ça aiderait car on se sent souvent seule et démunie.
    Bisous

  15. Que de bonheur de lire c’est un Bonheur une maman pleine d’amour et de douceur bravo pour tes conseils plein de soleil du sud je suis une grand mère et émue de ton écriture bravo ☀️

  16. J’ai accouché aux Etats-Unis ou on vous balance dehors avec votre bébé après 48h d’hospitalisation et une video « don’t shake your baby » hyper traumatisante. Le pére est invisible pour le personnel, sauf à 20:00 quand il doit dégager car, il est evident qu’il ne peut pas rester avec vous. J’ai pleuré toute la nuit avec mon bébé dans les bras.
    Je vis désormais en Suisse et je suis enceinte de mon deuxiéme enfant. Il parait qu’ après l’accouchement, il y a une visite d’une infirmiére à domicile une fois par semaine durant les 6 premiéres semaines, pour accompagner la maman, détecter les symptomes de baby blues, apprendre aux parents les gestes simples. Je pense, pour l’avoir vécu, que c’est essential d’avoir ce genre d’accompagnement. J’ai hate de vivre cette nouvelle experience!

  17. Une doula ou accompagnante à la naissance peut aider et soutenir les jeunes parents en postnatal. Même s’il reste des choses a changer dans le suivi pendant la grossesse, c’est déjà une aide précieuse !

  18. Je me reconnais tellement quand tu dis que tu n’a pas le temps de manger et devoir partir en voiture avec le papa au cas où … Moi aussi les premiers ont été compliqués mais mon conjoint et ma famille m’ont soutenus.
    Ça ne s’apprends pas à être parents, nous sommes tous différents et nos bébés aussi…
    Je deviens Maman un peu plus chaque jour grâce à mon petit bout et je l’en remercie.
    Bon courage à toute !

    1. Oh c’est sur il n’y a pas de formule magique simplement des millions de combinaisons, pleins de bonheur a toi Laurene

  19. Bonjour, merci pour cet article dans lequel je me suis complètement reconnue, sauf que j’ai eu la chance de ne pas avoir un bébé avec un RGO ou des coliques. Mais j’ai eu un énorme baby blues auquel je ne m’attendais pas du tout car bébé très désiré et une grossesse sans souci. Cela m’a terrassée et en plus j’avais honte d’avoir ce babyblues, alors que j’avais tant désiré mon joli bébé. Je me suis sentie complètement nulle, démunie et seule, malgré un papa présent mais qui n’a pas pu prendre son congé paternité. J’ai un profond, profond respect pour les mamans solo, ce sont des héroïnes! J’ai mis des mois à remonter la pente et à accepter ce qui m’était arrivé. Et j’ai aussi pensé à ce genre d’association de soutien aux jeunes parents démunis, ici à Nouméa il n’y a pas grand chose à part une association SOS allaitement et une maison de la famille. Et les métropolitains comme moi sont à 20 000 km de leur famille ce qui est encore plus dur à vivre avec l’arrivée d’un bébé. Je pense écrire sur ce babyblues, déjà pour moi, et peut-être pour d’autres. L’ambiguité, c’est qu’on ne veut pas dramatiser ou effrayer les futures mamans, et à la fois, on a envie de partager cette expérience qui pourrait servir à d’autres. Maintenant à 9 mois tout va mieux! Mais les 2 premiers mois, quel chamboulement de folie!

    1. Bonjour et merci pour ton joli témoignage, j’ai eu la chance de n’avoir pas de baby blues mais un énorme coup de moins bien, grâce ma famille et mon mari . Ce sont les 3 premièrs mois les plus complexe et avoir un coup de moins bien quand on rêvait de son bébé c’est le pire sentiment de culpabilité qui existe . Tu verras c’est de mieux en mieux ensuite ma fille a 18 mois et c’est vraiment géniale

  20. Je suis à 100% OK avec l’idée de créer une asso pour aider les mamans seules. Je me reconnais dans ce témoignage : pendant la grossesse, mon bébé était très surveillé car il était trop mince, le corps médical s’occupait bien de moi également. La sage femme au top, l’accouchement idem mais une fois de retour à la maison, je me retrouve seule avec un bébé qui pleure beaucoup, qui tête peu mais très (trop) souvent. Pourtant une personne de la PMI est passée me voir à la maison durant 1h, 15 jours après sa naissance, mais c’etait trop rapide. Le mode d’emploi n’était pas fourni avec mon bébé. Coliques, RGO, pleurs tous les soirs pendant 2-3 heures mini, je n’attendais qu’une seule chose: que le papa rentre du boulot le soir pour m’aider ne serait-ce qu’une petite demi-heure. La 1ere pediatre trouvait qu’il ne prenait pas assez de poids, qu’il fallait que j’arrête l’allaitement. J’en ai choisi un autre qui m’a soutenu et fait comprendre qu’il sera de morphologie mince (c’est encore le cas aujourd’hui à 3 ans même s’il mange pour 2). Il a mis 4 mois à faire ses nuits, que c’était dûr! Pas de famille à côté, des copains sans enfant à qui on n’ose pas leur demander d’aide, les journées seules face à face avec ce bébé qu’on essaie de découvrir. Au bout de 4 mois, les coliques ont disparu au fur et à mesure, j’ai arrêté l’allaitement, et j’étais plus reposée et patiente pour m’occuper de lui. Pour le second bébé, je me suis préparée moralement à « subir » la même épreuve, mais à mon grand étonnement, c’était un bébé calme, gourmand, et qui dormait beaucoup. J’ai décidé d’installer son lit à côté du nôtre, pour les tétées nocturnes (de la fatigue en moins), et si elle pleurait trop le soir, je n’hésitais pas à dormir contre elle pour la rassurer (et ça fonctionnait avec elle). Mais maintenant, c’est que du bonheur de les voir grandir, même si je ne garde pas un bon souvenir de la période des 4 premiers mois de mon 1er bébé

  21. Bonjour,
    C’est vrai que je me rappelle (c’était il y a un peu plus de 3 ans) que la première nuit avec mon petit loup je n’ai pas compris pourquoi il pleurait tout le temps et surtout je n’osais dormir avec lui dans le même lit. Mais le lendemain la sage femme m’a simplement dit « c’est normal il a juste besoin d’être contre vous ». J’aurais aimé qu’on me rassure et qu’on me dise de le mettre avec moi dans le lit. Aujourd’hui, je suis enceinte de mon deuxième et c’est une autre forme de solitude que je rencontre : celle pendant la grossesse ! Effectivement mon ainé ayant 3ans il nous a fait une sacrée crise pendant quelques mois. Ces mois correspondait au 2 premier trimestre de ma grossesse. Avec le papa, cela a été plutôt difficile de rester soudé dans ces moments et du coup j’ai vraiment le sentiment de vivre cette grossesse toute seule. Je n’étais pas préparé à ça non plus. Même en essayant d’en parler avec le papa, il met ça sur le compte des hormones et à hâte que ça passe. Je me sens impuissante. Par contre j’ai une très grande communions avec mon bébé. J’ai vraiment l’impression de communiquer avec lui à travers mes caresses. J’espère que tout ça va se tasser avec le temps. En tout cas merci d’en avoir parler, c’est un sujet important et qui peut être bouleversant pour une jeune maman.

    1. Merci Lilou pour ton passage ici. J’ai eu la chance de tomber a la maternité sur une sage femme qui ma aménagé le lit en cododo j’avais besoin d’avoir ma fille contre moi d’être en fusion avec elle . Tu pourrais écrire au papa ce que tu ressens parfois c’est plus facile de crever labsces ainsi. Plein de courage a toi. J’ai adoree ma grossesse et comme toi je communiquait bcp avec mon bébé. J’espère que mes autres articles te plaise aussi

  22. Bonjour et merci pour cet article.

    En effet la maternité n’est pas chose aisée. On a beau être à l’ère la plus aboutie médicalement parlant, le fait est qu’on vit loin de nos familles, nous n’habitons plus en intergenerations comme avant, et le soutien manque.
    Le retour à la maison est parfois très chaotique et solitaire. Cependant nos ressentis et les éventuels soucis rencontrés par un bébé ne sont pas du tout identiques à chaque maternité. C’est plutôt rassurant

    Apres l’un de mes accouchements j’ai eu la chance d’avoir deux belles personnes qui m’ont tendu la main. Elles ont croisé ma route le soir même de l’accouchement pour l’une et un an après pour l’autre. De vrais rayons de soleil dans ces longs mois sombres du « bonheur d’etre mère ».

    L’une d’elle, la seconde, était une sage femme spécialiste en lactation. Et après avoir bénéficié de son soutien, je me suis jurée de changer de métier afin d’aider à mon tour les jeunes mères dans la détresse comme ça à été mon cas. Deux petits rendez-vous avec elle qui m’ont tellement aidée par la parole et l’ecoute (et de m’avoir donné le nom d’une bonne thérapeute) que j’ai voulu faire de même en guise de gratitude. Ce parcours est long mais j’y suis (en formation).

    La principale chose que je retire de mes expériences de jeunes maman est :
    – so un bébé pleure c’est qu’il a un besoin.
    – suivre son intuition maternelle plutôt que les conseils surtout quand c’est pour nous convaincre d’arreter l’allaitement.
    – si l’enfant a un soucis (poids, rgo, coliques, pleurs incessants,…), ne pas se culpabiliser, bien sûr voir un pédiatre mais surtout trouver un excellent psy !!! Les sages femmes ont toujours de bonnes adresses à conseiller.
    – ne pas rester seule en souffrance.

    Il y a de forte chance (pour restée nuancée) que les soucis du bébé ne soient qu’une conséquence inconsciente du mal-être de la maman (ne dit-on pas qu’ils sont de véritables éponges émotionnelles?). Et le mal-être de la maman la conséquence du poids de son passé ou de celui des femmes de sa lignée.

    Bon courage au futures et jeunes mamans!
    Croyez en vos intuitions maternelles et n’hesitez surtout pas à chercher le soutien d’un thérapeute : vous irez mieux et le bébé aussi !

    Merci encore de concrétiser tout cela grâce ce blog !!!

    1. Merci à vous pour ce beau commentaires. Après avoir eu des centaines de réactions je suis plus que motivée a continué dans mon projet, je pense de plus en plus a devenir coach en parentalité, quelle formation suivez vous ? Bonne continuation à vous, et peut être a bientôt j’espère !

  23. Bonsoir
    Moi je trouve que c’est dur à chaque enfant pas que le premier. Car au final on oublie vite… Et que les pleurs de décharge, la souffrance des coliques et RGO, on ne s’y fait jamais… Mon p’tit 3eme a 1 mois et ce sont les montagnes russes pour moi émotionnellement et mes tripes se déchirent quand il pleure et que rien ne le calme, même si je sais que ces pleurs sont « normaux » et je me sens aussi isolée au fin fond de ma campagne limousine.

  24. Je me retrouve tout à fait dans ce que vous avez écris, en réalité dans casiment tous vos articles, on se soit moin seul tout à coup 🙂 je tiens à vous remercier déjà pour avoir éclaté la vérité ! Effectivement, notre fille est une merveille à nos yeux, mais les 3 premiers mois étaient juste horrible, avec les coliques, les pleures du soirs, et les reflux… La ça va beaucoup mieux, mais j’avoue que c’est difficile, j’ai eu de la chance on va dire le 1er mois, mes parents étaient avec moi la journée, ensuite ils ont du repartir… A 11000kms… Et la c’était exactement ce que vous décrivez, la solitude, ne pas manger de la journée, ni faire pipi, prendre une douche, se brosser les dents et j’en passe… On se sent tellement seule c’est horrible, car à des moments on a besoin de parler, qu’on nous dise que c’est bien comme ça… Etc mon mari est un papa super, il aime sa fille comme jamais, moi également, mais les cris nous faisait devenir irritable, bien sûr vu qu’on ne sait pas pourquoi au début, on est nouveaux parents on devient vite fou !! De la grossesse à l’accouchement c’est une belle expérience mais après c’est encore plus beau… Merci pour votre honnêteté et bonne continuation et bises à votre petite famille !

    1. Oh merci pour cet adorable mot ! Maintenant a 18 mois je croule dans le bonheur , promis c’est vraiment de mieux en mieux mais les début faut s’accrocher…. J’espère que mes prochains articles vont vous plaire aussi 🙂 n’hésitez pas à vous abonner 🙂

  25. Bonjour,
    merci pour cet article si juste, et pour votre belle idée ! Faisant le même constat que vous, j’ai cofondé http://www.lesheureusesnaissances.com/ . L’idée est de proposer une plateforme gratuite permettant aux futures et jeunes mamans de rencontres d’autres femmes près de chez elles, et de se soutenir mutuellement. Nous sommes une petite asso, et il reste tant à faire… Je serais ravie d’échanger avec vous sur ce sujet fondamental de l’accompagnement et du soutien aux jeunes mères isolées 🙂 Bien à vous, Estelle

    1. Bonjour, merci pour votre retour ! C’est un chouette projet, j’aimerais faire a terme du catching parentale . Si vous voulez échanger avec moi par mail ce sera avec plaisir

  26. J’ai eu la chance d’etre très bien entourée par le corps médical lors de ma grossesse. Heureusement d’ailleurs car nous habitions à minimum 5h de route de nos proches, et plus pour la famille. J’ai d’ailleurs du rester au repos à partir du 3ème mois de grossesse car grosses contractions et risque pour bébé.
    Je sais que c’est une chance, car j’ai lu beaucoup de mamans qui n’ont pas été soutenues, ni après l’accouchement, ni pour l’allaitement… ni après le retour à la maison!
    J’ai eu de grosses difficultés à mettre en place l’allaitement, et je remercie encore cette sage femme qui m’a prise sous son aile à la clinique de Perpignan. J’ai tout essayé, et c’est grâce à elle que j’ai réussi. Laëtitia, si tu me lis… mille mercis !
    J’ai été suivi à mon retour à la maison, ça m’a aidé aussi, mais ce qui a compté le plus, c’est le soutien de mon mari.
    Je pense que l’idée De l’association est vraiment géniale, et si ce projet vient à aboutir, j’aimerai en faire partie, et en faire la promotion 😉

    1. Oh c’est chouette et contente de lire que cela peut aussi bien se passer !!! Allaiter c’est vraiment génial une fois les 3 premiers mois terminé. Je note pour l’asso et merci pour ta prèsence ici 🙂

  27. Pour ma part la préparation a l’accouchement ne m’a servi à rien car je b’ai pas été assez préparé au fait que je ńavais pas le droit à la péridurale… et effectivement les semaines après l’accouchement ont été terrible
    J’ai passé des semaines seule à pleurer en me disant que j´etais mauvaise mère car je n’en comprenais pas ma fille! En plus elle avait une intolérance aux protéine de lait de vache et personnes ne m’evputais Quand je disant que ma fille avait des remonte acides mais ne régurgitait pas… on me disait que c’etait Un bébé et qu’en c’était normal jusqu’a Ce qu’elle finisse par avoir du sang dans les selles…! Aucune prise en charge non plus des parents par la suite car les médecins suspectaient un problème de développement psychomoteur et on était seul face! Il n’y a pas de prise en charge des parents lorsqu’ils ont un enfant et même si cela fait maintenant 1 an qu’on souffle je suis toujours très en colère!

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