Enceinte Merlin, mon avis après un vrai test avec une 5 ans et une 10 ans

Produit offert par Merlin. L’avis reste le mien, et il n’a pas été relu sur le fond.

Chez nous, l’audio n’est pas une découverte. Les filles sont abonnées à Alma et à Bayam, et on écoute beaucoup de podcasts Radio France, souvent ceux de France Culture quand c’est à leur portée. Le soir, en voiture, le dimanche matin. Ce qui manquait, ce n’était pas une histoire de plus. C’était un moyen de les écouter sans gérer un temps d’écran.

Merlin, c’est une enceinte pour les 3 à 12 ans, fabriquée en France, avec plus de 1 000 titres Bayard Jeunesse et Radio France inclus. Pas d’écran. Pas de connexion au moment de l’écoute. Environ 90 euros, catalogue compris. On m’en a envoyé deux, une pour chacune, parce qu’à 5 ans et à 10 ans on n’écoute pas la même chose. Voici ce que j’en retiens, sans filtre.

enceinte merlin

Pourquoi j’ai voulu tester Merlin alors qu’on avait déjà Alma et Bayam

Alma et Bayam, on les aime. Il y a des histoires, des voix, des documentaires, et ma grande y retrouve des univers qu’elle connaît déjà. Le souci, c’est le support. Dès qu’on ouvre une application, on ouvre aussi un écran, des notifications ailleurs, et la tentation de « encore une ». Bayam le fait bien, dans un cadre. Mais le cadre, c’est quand même moi qui le tiens.

Merlin part de l’autre bout. L’enceinte est petite, 13 cm sur 13, 250 g, une poignée, un son bridé à 85 décibels. On transfère les titres depuis l’application parent, ensuite l’enfant écoute sans réseau. Quinze titres sont déjà dessus. La mémoire tient jusqu’à une cinquantaine d’heures. L’autonomie annoncée est de 10 heures en lecture.

L’autre raison, c’est l’âge. La petite a 5 ans, ma grande en a 10. La première veut une histoire qu’elle peut lancer seule. La seconde veut des documentaires, de l’histoire, des podcasts un peu plus longs, et elle râle si on lui propose la même sélection que sa sœur. Une seule enceinte à se disputer dans la voiture, je connais la fin du film.

Ce qu’il y a vraiment dans l’enceinte

Le prix affiché, 89,99 euros, inclut l’accès à plus de 1 000 titres Radio France et Bayard Jeunesse, avec des nouveautés chaque mois. On y retrouve des histoires issues des magazines Bayard, des podcasts jeunesse de Radio France, et des partenaires comme Alma Studio ou Petit BamBou. Les héros type Petit Ours Brun, Anatole ou les Pyjamasques, eux, sont dans un catalogue complémentaire payant. Ce n’est pas la même chose, et ça vaut le coup de le dire avant d’acheter.

Ce qui m’a frappée, c’est que c’est vraiment la seule enceinte du marché avec autant de contenu gratuit inclus, et même une radio enfant. Pas besoin d’acheter des cartes, des figurines ou un abonnement pour avoir déjà de quoi écouter. Les abonnés Bayard Jeunesse peuvent associer leur compte et récupérer l’audio de certains magazines. Nous, on est sur Alma et Bayam, pas sur un magazine papier. Mais le volume de contenu disponible sans rien payer en plus, c’est ce qui change la donne.

La prise en main, sans le mode d’emploi de 12 pages

La 2e génération a un écran carré, l’heure, le niveau de batterie, et elle se charge en USB-C. Le chargeur n’est pas dans la boîte. Ce n’est pas un oubli, c’est la règle européenne sur les chargeurs. À la maison on en a déjà trois au fond d’un tiroir, donc ça ne m’a pas bloquée. Si vous n’avez qu’un vieux câble micro-USB, prévoyez-le.

Le transfert des titres se fait depuis l’application parent. Une fois que c’est chargé, l’enceinte fonctionne sans réseau. La navigation se fait avec les boutons. Ce n’est pas du vocal.

À 5 ans : est-ce qu’elle s’en sert vraiment seule ?

C’était mon critère pour la petite. Pas « est-ce que c’est joli ». Est-ce qu’elle peut choisir une histoire et l’écouter sans que je sois assise à côté.

La petite a eu besoin d’un temps d’adaptation pour la navigation. Au départ, ce n’était pas naturel pour elle. Les boutons, le menu, choisir un titre : elle a mis quelques jours avant de le faire seule sans me demander. Mais le contenu de la boîte, elle l’adore. Dès qu’elle a compris comment lancer une histoire, elle y revient. Ce n’est pas immédiat, mais une fois que c’est pris, ça tient.

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À 10 ans : est-ce que ça tient face aux autres supports audio ?

Ma grande est déjà dans les documentaires et l’histoire. France Culture, les séries un peu costauds, elle suit. La question n’était pas de lui faire aimer l’audio. C’était de voir si une enceinte sans écran lui convenait vraiment.

Elle a immédiatement sauté sur l’enceinte et se l’est appropriée direct. Elle ne la quitte plus. Elle a trouvé ses sujets (histoire, documentaires), elle gère la navigation toute seule, et elle l’emmène partout. Pour elle, c’est devenu son support principal. C’est le point le plus clair du test.

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Ce que ça change à la maison, et ce que ça ne change pas

Je ne vais pas vous dire que l’enceinte a supprimé les écrans. Personne ne me croirait, et ce n’est pas vrai. Ce que je peux raconter, c’est le geste et la limite.

Chez nous, on a des Alexa. Sinon, c’est des podcasts sur la tablette, mais uniquement les jours sans école, et 1 h max par jour. La Merlin, c’est illimité. Pas de chrono, pas de « c’est fini pour aujourd’hui ». Elles peuvent écouter autant qu’elles veulent, sans que je sois obligée de gérer le temps d’écran.

La grande ne la lâche plus. La petite y revient dès qu’elle a envie d’une histoire. On a moins de négociation sur le temps d’écran pour l’audio. Ce n’est pas magique, mais le support a changé de main, et la limite aussi.

Les limites d’un test sans limite n’est pas un test

– Tout le catalogue n’est pas inclus. Les licences héros et une partie des livres audio se paient à part.

– Il faut passer par l’application pour charger les titres. Ce n’est pas une enceinte connectée qu’on lance à la voix.

– Sans réseau, on n’a que ce qu’on a transféré. Oublier de recharger la sélection avant un trajet, ça arrive.

– À 10 ans, si la sélection ne suit pas ses sujets, elle peut revenir vers d’autres supports. C’est le vrai risque. Chez nous, pour l’instant, ce n’est pas arrivé.

La navigation a demandé un vrai temps d’adaptation à ma petite. Ce n’est pas aussi immédiat qu’une appli où on tape sur une image. Pour la petite, les premiers jours ont été moins fluides.

Pour qui je prends Merlin, et pour qui je ne la prends pas

Je la prends pour une famille qui écoute déjà des histoires ou des podcasts, et qui en a assez de gérer le temps d’écran pour l’audio. Je la prends à deux âges différents, justement, parce que la sélection va de 3 à 12 ans et que l’objet grandit un peu avec l’enfant. Je ne la prends pas si vous cherchez un écran « éducatif », ni si vous voulez tous les dessins animés en audio le jour de l’achat. Ce n’est pas la promesse.

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