La dernière tétée : ces souvenirs de maman que l’on aimerait garder pour toujours

Je me souviens encore de la première tétée de mes filles.

Pas de toutes les tétées qui ont suivi.

Celles-là se mélangent un peu dans ma mémoire.

Mais les premières…

Je pourrais vous les raconter les yeux fermés.

S, mon premier bébé, toutes mes premières fois

Je me souviens de ma douce poupée d’amour

Mon premier bébé.

Ma toute première fille.

Celle qui a fait de moi une maman.

Je me souviens surtout de cette toute première photo de nous deux.

Je la regarde encore aujourd’hui avec une émotion intacte.

Quand je regarde cette photo, je ne vois pas seulement mon bébé.

Je vois aussi une jeune femme qui vient de devenir maman.

Une femme qui ne sait pas encore grand-chose. Qui doute beaucoup. Qui apprend tout.

Je me souviens de ses petites mains.

De son odeur de nouveau-né.

De cette sensation incroyable de la découvrir enfin après l’avoir tant attendue.

Avec S, tout était une première fois.

La première tétée.

La première sortie.

La première nuit.

La première fois que j’ai allaité en public.

La première fois que j’ai compris qu’un bébé pouvait s’endormir contre moi et que, soudain, plus rien d’autre n’avait vraiment d’importance.

Je me souviens de toutes ses premières fois avec tellement d’émotion.

Et heureusement, j’ai des photos.

Des centaines de photos.

Parce que la mémoire est étrange.

On pense qu’on n’oubliera jamais.

Et puis les années passent.

Les détails s’effacent doucement.

Alors je regarde les photos.

Et en quelques secondes, je remonte le temps.

Je la revois bébé.

Mais je revois aussi la maman que j’étais.

Cette jeune femme qui découvrait tout pour la première fois.

Qui doutait.

Qui apprenait.

Qui faisait de son mieux.

Et qui ne savait pas encore à quelle vitesse ces années allaient passer.

Puis il y a eu S2…

Ma petite étoile d’amour.

Cette petite fille pressée qui a décidé de naître dans une voiture.

Je me souviens encore de sa première tétée.

Elle a pris le sein avec une facilité incroyable.

Comme une chef.

Comme une évidence.

Comme si elle savait exactement quoi faire.

Comme pour me dire que tout allait bien maintenant.

Qu’elle était là.

Puis elle a levé ses grands yeux gris vers moi.

Et ses yeux ont traversé mon âme.

Je crois que je n’oublierai jamais ce regard.

Pendant ma grossesse, j’avais cette peur que beaucoup de mamans connaissent, mais que l’on n’ose pas toujours avouer.

Comment allais-je pouvoir aimer un deuxième enfant autant que le premier ?

Mon amour pour ma S était déjà immense.

Elle avait fait de moi une maman.

Elle occupait tout mon cœur.

Je ne voyais pas comment il pourrait encore s’agrandir.

Et puis ma petite étoile m’a regardée.

Droit dans les yeux.

Et en quelques secondes, toutes mes inquiétudes de nouvelle maman de deux se sont envolées.

Comme si elle voulait me dire :

« Tout va bien, maman. »

« Je suis là maintenant. »

Et j’ai su.

Immédiatement.

J’allais l’aimer aussi fort que sa sœur.

Pas de la même façon.

Parce que chaque enfant écrit sa propre histoire en nous.

Mais avec la même intensité.

Avec le même amour fou.

Ce jour-là, j’ai compris que le cœur d’une maman ne se partage pas en deux.

Il grandit.

Tout simplement.

Six années d’allaitement

J’ai allaité mes deux filles presque trois ans chacune.

Six années.

SIX ANS.

Quand j’écris ces mots aujourd’hui, j’ai encore du mal à y croire.

Six années de câlins.

Six années de proximité.

Six années de tétées pour nourrir, bien sûr.

Mais pas seulement.

Parce que l’allaitement, chez nous, c’était aussi notre refuge.

C’était le réconfort après une chute.

Le remède aux gros chagrins.

Les retrouvailles après quelques heures de séparation.

Le petit moment où le monde pouvait bien continuer à tourner sans nous.

Nous, on s’arrêtait.

Juste quelques minutes.

Les tétées de la vraie vie

Quand je repense à ces six années, je ne pense pas seulement aux premières tétées.

Je pense à toutes les autres.

Aux milliers d’autres.

Je pense au cododo.

À ces nuits où, à moitié endormie, je sentais un petit corps se rapprocher du mien.

Je pense aux réveils tout doux.

À ces petites mains qui venaient me chercher dans le noir.

Je pense aux tétées à la mer.

Aux tétées pleines de sable.

Aux petits corps couverts de grains jusqu’aux oreilles qui venaient se blottir contre moi.

Je pense aux tétées salées.

Celles qui avaient le goût de la Méditerranée, du soleil et des vacances.

Je pense aux tétées à la piscine.

Aux tétées au restaurant.

Aux tétées dans la voiture.

Aux tétées sur le parking de l’école quand j’allais chercher Set que mon étoile avait besoin de retrouver sa maman quelques minutes.

À l’époque, tout cela me paraissait normal.

C’était simplement notre vie.

Notre quotidien.

Je ne me disais pas :

« Attention, profite. Tu es en train de fabriquer un souvenir. »

Je vivais.

C’est tout.

Et pourtant, aujourd’hui, ce sont précisément ces moments-là qui me reviennent.

Pas forcément les grandes dates.

Pas les journées parfaites.

Mais ces milliers de petits instants ordinaires.

Ceux que l’on ne pense même pas à retenir.

Ceux qui finissent pourtant par devenir les souvenirs les plus précieux de toute une vie.

Et puis, un jour, il y a eu la dernière tétée

Aujourd’hui, mes bébés ont grandi.

L’une devient une jeune fille.

L’autre n’est déjà plus un bébé depuis longtemps.

Et parfois, lorsque je retombe sur une vieille photo, j’ai cette petite boule dans la gorge que beaucoup de mamans connaissent.

Parce qu’on passe tellement de temps à vivre ces moments que l’on oublie qu’ils finiront un jour.

La vérité ?

Je ne me souviens pas de la dernière tétée.

Je ne savais pas que ce serait la dernière.

Un jour, elle a demandé.

Puis, un autre jour, elle n’a plus demandé.

Pas de cérémonie.

Pas de musique triste.

Pas d’annonce officielle.

Juste la vie qui avançait.

Et sans même m’en rendre compte, une page entière de ma vie de maman s’est tournée.

C’est étrange comme certaines périodes peuvent nous sembler interminables quand on les vit…

Et beaucoup trop courtes lorsqu’on les regarde quelques années plus tard.

Garder une trace de ce qui ne reviendra pas

C’est peut-être pour cela que l’univers des bijoux au lait maternel de Mama Jewels m’a autant touchée.

Parce qu’au fond, il ne s’agit pas seulement d’un bijou.

Il s’agit d’un souvenir.

D’une façon de garder près de soi un petit morceau d’une période qui a profondément marqué notre vie de maman.

Quelques gouttes de lait.

Quelques gouttes qui, pour quelqu’un d’autre, ne représentent peut-être rien.

Mais qui, pour une maman, peuvent contenir des nuits entières.

Des bras.

Des câlins.

Des larmes.

Des rires.

Des grains de sable.

Le goût du sel.

Des réveils dans le noir.

Des retrouvailles sur un parking d’école.

Toute une époque.

Les créations de Mama Jewels permettent de transformer quelques gouttes de lait maternel en un bijou unique et personnalisé.

Une façon délicate et symbolique de garder une trace de cette histoire si particulière que chaque maman écrit avec son enfant.

Parce qu’au fond, ce n’est pas vraiment une histoire d’allaitement.

C’est une histoire de temps.

Une histoire de souvenirs.

Une histoire de bébés qui grandissent beaucoup trop vite.

Et surtout…

Une histoire d’amour.

Et certaines histoires méritent d’être gardées tout près du cœur.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *