Comment la PMA a bouleversé ma vision de la maternité : mon témoignage de maman après le combat
Quand on passe trois ans à espérer devenir parent, à mener un combat contre son propre corps sans aucune certitude quant à l’issue… Est-ce que cela change notre vision de la parentalité ?
Pour moi, la réponse est oui. Définitivement.
1. Avant la PMA : une maternité que je voyais de loin
J’ai grandi dans une famille incroyablement bienveillante. Mes parents étaient boulangers, puis se sont reconvertis dans l’immobilier. Malgré des horaires fous, ils ont toujours été là pour moi. Ils se levaient à 4h du matin, travaillaient dur, et trouvaient pourtant le moyen d’être présents à chaque repas, chaque moment important.
J’ai grandi avec cette image du parent qui se sacrifie… Et adolescente, je m’étais promis de ne jamais faire pareil.
Je voulais être indépendante, carriériste. Je rêvais d’une maternité équilibrée, mais surtout pas envahissante. Prendre un congé maternité court, faire garder mes enfants tôt, reprendre le travail vite. Pour moi, l’allaitement, le cododo, la bienveillance extrême… tout ça, c’était un peu “baba cool”. J’étais sûre que je n’en aurais jamais besoin pour aimer mes enfants.
Mais ça, c’était avant.

2. Le parcours PMA : quand la vie te remet face à l’essentiel
Faire un enfant, c’est censé être simple. Un rapport, un test, un sourire.
Sauf que dans mon cas, ça a été tout sauf simple.
Trois ans de parcours PMA. Trois années de piqûres, d’hystéroscopies, d’anesthésies générales, d’opérations, de stimulations, de nettoyages de trompes, de fausses couches, de doutes, de douleurs, de colère.
Trois ans à regarder mon corps comme un ennemi. À me demander pourquoi moi. Pourquoi tant d’autres y arrivaient si facilement, alors que moi je devais souffrir pour espérer, encore et encore.
J’ai rencontré une gynécologue exceptionnelle. C’est elle qui m’a permis de tomber enceinte. Et surtout, c’est elle qui m’a ouvert à une autre maternité. Celle de la douceur. De la bienveillance. De l’écoute.
J’ai compris qu’on pouvait aimer son travail et aimer être présente pour ses enfants. Qu’allaiter, c’était un lien magique, pas un dogme. Que le cododo, loin d’être une faiblesse, pouvait devenir une force.
J’ai compris que rien n’était incompatible, qu’on pouvait choisir son propre équilibre. Que la maternité pouvait être une transformation. Une révélation.

3. La mère que je suis devenue grâce à la PMA
Quand j’ai su que j’étais enceinte, j’ai su aussi que plus rien ne serait jamais pareil.
Je n’ai pas repris mon travail. J’étais responsable communication, j’adorais ce que je faisais, mais je ne pouvais pas me résoudre à confier ma fille à quelqu’un d’autre.
Je l’ai allaitée longuement. Je l’ai gardée contre moi. Je n’ai jamais voulu la laisser pleurer. Jamais.
Tout ce que j’avais jugé “de trop” est devenu pour moi une évidence.
J’ai changé de métier pour être plus présente. Mon directeur, un homme exceptionnel, m’a dit :
“Profite de ta fille, tu ne la vivras qu’une fois dans ta vie.”
Et j’ai suivi ce conseil.
J’ai quitté mon poste. J’ai pleuré. Mais j’ai choisi. Et je ne l’ai jamais regretté.
Aujourd’hui, je suis professeure de marketing et de communication. J’ai toutes les vacances scolaires avec mes enfants. J’adore mon travail, mes élèves, et j’adore encore plus pouvoir être là, pleinement, pour mes filles.
Je ne suis pas parfaite. Je fais des erreurs. Mais je suis une maman profondément engagée.
Et chaque choix que j’ai fait pour elles, je l’ai fait avec tout mon cœur.
4. Ce que la maternité m’a appris
La maternité m’a appris que je ne peux pas tout contrôler. Moi qui étais une contrôle freak, j’ai dû accepter que je ne pourrais pas les protéger de tout. Pas de la maladie. Pas des chagrins. Pas des blessures de la vie.
Mais je peux leur offrir un refuge. Je peux être ces bras enveloppants, cette oreille attentive, ce cœur disponible.
Et surtout, je dois leur apprendre à vivre sans moi. Parce que moi, je sais que je ne pourrai jamais vivre sans elles.
Mais elles, un jour, devront vivre sans moi.
Et leur plus grande force, ce sera ce que je leur aurai transmis.

5. À toi, qui es encore dans le parcours PMA
À toi, qui piétines dans l’attente. À toi, qui te lèves en pleurant et souris malgré tout à ton entourage. À toi, qui gardes espoir en secret.
Je veux te dire : tu n’es pas seule.
Ce parcours va te forger une force que tu ne soupçonnes même pas. Tu vas apprendre à t’aimer autrement. Tu vas apprendre à aimer encore plus fort.
Et si un jour tu tiens cet enfant dans tes bras, tu sauras que ce combat n’était pas vain.
Fais des pauses si tu en as besoin. Protège ton couple, ton corps, ton mental. N’hésite pas à te faire accompagner. Hypnose, acupuncture, psy… Tout ce qui peut t’apaiser est précieux.
Et rappelle-toi que tu es déjà une maman dans ton cœur.
Et que ça, rien ni personne ne pourra te l’enlever.
Quand on passe 3 ans a espérer devenir parent, que l’on mène un combat contre son propre corps dans ce parcours PMA sans aucune certitude quand a sa finalité est ce que cela change notre vision de la parentalité ?
C’est bien-sur ma vision des choses et j’ai des exemples proche de moi qui me prouve que ce n’est pas une generalité mais voici mon témoignage, mon histoire sur la parentalité et la pma…

Vous êtes tellement forts !!
Votre histoire est précieuse et tellement belle avec vos deux bébés qui sont maintenant grandes 🥹 le temps passe tellement vite
Je suis avec vous !!! ❤️
Merci pour cet adorable petit mot qui me touche en plein cœur