Naît-on criminel ou le devient-on ?
Naît-on criminel ou le devient-on ? Après des mois de recherches, je vous partage ce que j’ai découvert sur les racines génétiques et sociales du crime.
Je ne compte plus le nombre d’articles ou de documentaires que j’ai dévorés sur la question. Parce que derrière les faits divers les plus glaçants, ce que je cherche toujours à comprendre, c’est comment on en arrive là. Est-ce que ces monstres sont nés comme ça ? Ou est-ce que ce sont des enfants qu’on n’a pas su aimer, protéger, réparer ?
C’est une question que je me pose depuis des années — encore plus aujourd’hui que je suis maman. Dans une famille neuroatypique comme la nôtre, la question de la violence, de la régulation émotionnelle, de l’empathie, elle est partout. Elle me suit comme une obsession douce.
Alors, naît-on criminel ou le devient-on ? La question reste ouverte…
Et puis un jour, je suis tombée sur la triade de MacDonald. Et là, j’ai flippé.

La fameuse “triade” des tueurs en série
C’est une théorie controversée (comme beaucoup dans ce domaine), mais elle revient souvent dans les profils des pires criminels de l’histoire :
- Énurésie nocturne (pipi au lit persistant)
- Pyromanie
- Cruauté envers les animaux
Est-ce que ça veut dire que chaque enfant qui fait pipi au lit ou allume un feu dans le jardin est un futur tueur en série ? Évidemment non. Mais ce sont des signaux faibles qui reviennent souvent. Et qui interrogent…

Et si c’était aussi dans les gènes ?
Une étude finlandaise a mis le feu aux poudres en identifiant deux mutations génétiques très présentes chez des détenus violents.
Même en tenant compte des violences subies, de l’addiction ou des troubles psy… ces gènes semblent augmenter le risque de comportements agressifs. Mais attention :
20 % de la population porte ces gènes sans jamais commettre de crimes.
Avoir ces gènes ne rend pas violent, ça rend juste plus probable de mal réagir à un contexte violent.
Et c’est là que le vrai débat commence : la génétique ou l’enfance ? Ou les deux ?
Des enfances ravagées, presque toujours
Dans la majorité des biographies criminelles, on retrouve des enfances dévastées :
- Absence de père, ou présence d’un père violent
- Mère froide, rejetante ou abusive
- Aucun apprentissage de l’empathie, parce qu’on ne leur a jamais montré ce que c’était

Et ce qui m’a le plus bouleversée, c’est cette idée que l’empathie ne serait pas innée. Elle s’apprend. Elle se transmet par mimétisme. Si tu n’as jamais vu de gestes d’amour ou de reconnaissance… comment pourrais-tu les reproduire plus tard ?
Punir sa mère, réparer son enfant intérieur
Beaucoup de tueurs en série avouent que, d’une certaine manière, ils “punissent” leur mère à travers leurs crimes. Ils rejouent la douleur de l’enfance, mais en la projetant sur les autres. Terrifiant, non ?
Et pourtant, quand on gratte un peu, on retrouve presque toujours le besoin d’être reconnu, d’exister aux yeux de quelqu’un. Ce que tout enfant cherche. Ce qu’un parent aimant donne sans même y penser.
Alors, la sociopathie, ça ressemble à quoi ?
Selon les critères psy, voici quelques signes du trouble de la personnalité antisociale :
- Aucune culpabilité
- Mépris des règles
- Mensonges compulsifs
- Agressivité, impulsivité
- Incapacité à maintenir une relation ou un emploi
- Insensibilité émotionnelle
Mais attention : tous les sociopathes ne sont pas des criminels. Et inversement, tous les criminels ne sont pas sociopathes. Ce n’est jamais aussi simple.
Ce que j’en retiens en tant que maman
Moi, ce que je retiens de tout ça, c’est que l’amour, la reconnaissance, la sécurité affective, ce n’est pas un luxe. C’est une base. Un ciment. Une urgence.
Est-ce que certains enfants sont plus à risque ? Oui. Mais est-ce qu’un environnement aimant peut tout changer ? Très souvent, oui aussi.
Et si on élevait nos enfants comme des futurs adultes responsables, respectueux, équilibrés… pas parfaits, mais humains ?
Et toi, t’en penses quoi ?
Tu savais tout ça ? Est-ce que toi aussi t’as déjà eu cette peur sourde de rater un truc, de ne pas voir un signal faible ?
Dis-moi en commentaire si ça t’intéresse que je te fasse un autre article (celui-là, je le prépare depuis longtemps) sur les criminels enfants. Un sujet encore plus dur… mais nécessaire.
Tout ce que j’ai découvert me laisse encore plus perplexe : naît-on criminel ou le devient-on ?

Excellent article. Je suis également passionnée par ce genre de choses. J’aime comprendre comment on peut en arriver à ce stade. Passionnant et flippant à la fois !
Cest exactement ça passionnant er flippant….
Je ne savais pas qu’il y avait autant d’études sur le côté génétique de la criminalité. J’ai travaillé en détention et les meurtriers sont très polymorphes. Certains sont très manipulateurs et d’autres sont simplement zinzins.
C’est un métier qui m’aurait passionné….
Article très intéressant
Merci beaucoup
Je ne crois pas- ou peu- à la piste génétique.
Qu’il y ait des gènes qui rendent les individus plus sensibles aux maltraitances, moins résilients, et donc plus susceptibles de devenir violents après une enfance traumatique, soit, c’est fort possible.
Que la génétique soit le facteur numéro 1, c’est un non sens, et terriblement dangereux comme idée (ficher les bébés à la maternité… brrr).
Je pense que l’on sous estime encore beaucoup la violence subie dans l’enfance. Ces violences sont souvent invisibles, et des choses horribles peuvent se passer dans des familles « bien sous tous rapports ». (violence physique mais aussi psychologique).
Et ces famille, une fois un de leurs chérubins en taule, eh ben elles ne vont certainement pas s’empresser de raconter « ah ben oui, tiens, maintenant qu’on en cause, c’est vrai qu’il a peut être pas trop apprécié les séjours au fonds de la cave » ou « c’est vrai que les semaines entières où on ne lui adressait pas la parole pour le punir c’était peut être pas l’idée du siècle… ».
Non les familles des criminels, elles vont bien vite mettre un gros couvercle là desssus avec un air innocent style « ah ben on comprend pas qu’il soit devenu comme ça, sans doute de mauvais gènes, mais c’est pas not’faute hein!! non non, la génétique, c’est bien comme piste… oui oui c’est ça, oubliez nous vite les gars, c’est pas nous!' »
Bon je caricature, mais c’est un peu ce que ce genre d’étude m’inspire…
(un peu comme celles sur les jeux vidéo, faudrait surtout pas rejeter la faute sur les violences de la vie réelle hein, au cas où ça embêterait des gens…)
merci en tous cas pour ce partage intéressant 😉
Des bisous
Nath
Je suis assez d’accord avec toi je suis persuadé que l’enfance conditionne le reste de la vie … le facteur génétique est à mon sens un facteur aggravant… comme pour la schizophrénie certain y sont prédispose et c’est le parcours de vie qui le déclenche…. . Merci pour ton passage ici
C’est aussi flippant que passionnant merci beaucoup pour cet article ….
Avec plaisir
Ouf! Je ne suis pas la seule dont le sujet passionne (la psychologie dans sa globalité, on est d’accord 😉 )
Je pense plus au milieu social qu’à la génétique (qui peut, à mon sens, faire pas mal de raccourcis et diminuer les actes).
Sans parler de tueries, des parents américains ont appelé leurs jumeaux Winner et Looser, Winner a raté sa vie et Looser est devenu très riche. Ce qui pouvait être une « blague » de naissance et devenu un poids pour ces deux enfants.
Je pense que les parents ont une grande responsabilité dans l’avenir de leur enfant, peu importe ce qui se passera dans la vie (victoire, accident, etc.).
Oh oui je suis tout à fait d’accord avec toi ..:
Bonjour, je fais un article sur ce sujet et je n’arrive pas à retrouver la source sur l’interview de la BBC de Adrian raine, ni des traces concraites de son étude. Pouvez vous me donner la référence, la source ?
Bonjour oula je vais voir si j’ai encore ça dans mes
Notes