Naît-on criminel ou le devient-on ?

Je suis passionnée par la psychologie, ce n’est pas un secret. Je me suis énormément documenté sur les conséquences que peuvent entraîner des violences éducatives sur les enfants devenues adulte, j’en parlais ici déjà.

Mais aujourd’hui j’avais envie d’échanger avec vous sur un autre sujet qui me passionne autant qu’il me terrorise, la naissance des psychopathes… Quels sont les parcours de vie des plus dangereux criminel dans le monde, qu’est ce que l’enfance leur a réservé ?

Je vais donc essayer de vous résumer du mieux que je peux, des mois de lecture et de visionnage de documentaire, pour essayer de comprendre avec vous. On y va ? Je vous rappelle simplement que je ne suis pas une professionnelle de la psychologie, je vous « digère » ici ce que j’ai appris de-ci de-là, alors Zen…

Il y a toute sorte de théorie sur la naissance de la criminalité, certaine sont très controversé, c’est le cas de celle-ci.

La triade MacDonald

La triade MacDonald, trois caractéristiques communes à quatre-vingt-quinze pour-cent des tueurs en série : énurésie nocturne, pyromanie et cruauté envers les animaux

Devient-on criminel en raison de circonstances liées à son enfance et à son parcours de vie ou naît-on criminel à cause de ses gènes ? C’est une question que de nombreux scientifiques se posent depuis des années. Le débat est relancé par une récente étude finlandaise, publiée dans la revue Molecular Psychiatry.

Des chercheurs finlandais ont mis en évidence deux gènes mutés, dont la fréquence serait « nettement plus élevée » chez des délinquants violents. Pour parvenir à ce constat, ces spécialistes ont analysé les gènes de 800 Finlandais emprisonnés pour des crimes violents et des délits sans violence. Ils ont été comparés à ceux de la population générale.

Les chercheurs d’Europe et des Etats-Unis qui signent cette recherche disent avoir pris en compte des facteurs environnementaux – antécédents d’abus de substances (drogues, alcool…), personnalité antisociale et maltraitance dans l’enfance -, sans que cela modifie le résultat. Ce qui signifie qu’il existerait une explication génétique indépendante du contexte social.

Les différents points communs que l’on retrouve chez les Sociopathes

Grandir sans père, mais avec une mère abusive que l’on cherchera à punir une fois adulte , dans ses crimes.

Carence dans l’apprentissage de l’empathie qui se fait au contact de ses parents. Ici j’ai découvert que l’empathie n’était pas une chose que l’on avait en nous mais qu’elle était totalement une sorte de mimétisme de ses parents, autant vous dire que si vous avez des parents sans amour et violent… Oups…

L’absence de reconnaissance durant l’enfance, besoins de reconnaissance à travers ses crimes. Encore une fois et comme dans mon premier exemple, c’est sa propre famille que l’on recherche à punir dans ses crimes…

Bien entendu, ce sont des informations à prendre avec beaucoup beaucoup de recul, surtout quand on découvre ensuite qu’il y a un gros facteur génétique…

Des gènes courants

« Nous avons trouvé deux gènes qui ont l’effet le plus important sur le comportement agressif, mais il y a probablement des dizaines ou des centaines d’autres gènes qui ont un effet moindre » nuance Jari Tiihonen. Toutefois, ces gènes ne seraient pas les seuls responsables.

Par ailleurs, certains scientifiques mettent en garde contre une interprétation hâtive de ces résultats. Car un individu sur 5 (soit 20% de la population) serait porteur de ces gènes mutés, mais ils ne passent pas forcément à l’acte. A l’inverse, certaines personnes violentes ne possèdent aucune de ces mutations. Un individu porteur de ces gènes aurait 5 à 10% de risque d’être violent. Les scientifiques précisent de plus que cette étude devra être menée sur d’autres populations pour être confirmée.

Il existe une série d’études qui cherche à localiser dans le code génétique ou bien dans les failles fonctionnelles du système lymbique et du lobe pré-frontal les causes du comportement criminel ou anti-social. Adrian Raine, Un des principaux chercheurs qui a associé la violence criminelle au fonctionnement cérébral, affirme catégoriquement dans une interview pour la BBC : La recherche innovatrice vient montrer qu’actuellement, les facteurs génétiques et biologiques jouent un rôle égal sinon plus grand que les facteurs sociaux dans les causes des crimes… Effrayant non ?

Quels sont les symptômes de la sociopathie ?

Bien qu’un individu souffrant d’un trouble de la personnalité antisociale ne présente pas forcément tous les symptômes suivants, voici les manifestations caractéristiques:

Absence de remords en cas d’agression sur autrui;
Rejet des normes sociales;
Irritabilité et agressivité;
Incapacité à éprouver des émotions ou à deviner les états affectifs d’autrui;
Incapacité à conserver un emploi stable;
Impulsivité et incapacité à planifier ses actes;
Mépris inconsidéré pour sa sécurité et celle d’autrui;
Tendance à mentir et à tromper.

Voila, on arrive à la fin de mes recherches. Autrement dit il existe autant de causes génétiques que de facteurs sociaux…

Qu’en pensez vous ? Avez vous appris des choses ?

A venir un article sur les criminels enfants, plus que angoissant…

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9 commentaires pour “Naît-on criminel ou le devient-on ?

  1. Je ne savais pas qu’il y avait autant d’études sur le côté génétique de la criminalité. J’ai travaillé en détention et les meurtriers sont très polymorphes. Certains sont très manipulateurs et d’autres sont simplement zinzins.

  2. Je ne crois pas- ou peu- à la piste génétique.

    Qu’il y ait des gènes qui rendent les individus plus sensibles aux maltraitances, moins résilients, et donc plus susceptibles de devenir violents après une enfance traumatique, soit, c’est fort possible.
    Que la génétique soit le facteur numéro 1, c’est un non sens, et terriblement dangereux comme idée (ficher les bébés à la maternité… brrr).

    Je pense que l’on sous estime encore beaucoup la violence subie dans l’enfance. Ces violences sont souvent invisibles, et des choses horribles peuvent se passer dans des familles « bien sous tous rapports ». (violence physique mais aussi psychologique).
    Et ces famille, une fois un de leurs chérubins en taule, eh ben elles ne vont certainement pas s’empresser de raconter « ah ben oui, tiens, maintenant qu’on en cause, c’est vrai qu’il a peut être pas trop apprécié les séjours au fonds de la cave » ou « c’est vrai que les semaines entières où on ne lui adressait pas la parole pour le punir c’était peut être pas l’idée du siècle… ».

    Non les familles des criminels, elles vont bien vite mettre un gros couvercle là desssus avec un air innocent style « ah ben on comprend pas qu’il soit devenu comme ça, sans doute de mauvais gènes, mais c’est pas not’faute hein!! non non, la génétique, c’est bien comme piste… oui oui c’est ça, oubliez nous vite les gars, c’est pas nous!' »

    Bon je caricature, mais c’est un peu ce que ce genre d’étude m’inspire…

    (un peu comme celles sur les jeux vidéo, faudrait surtout pas rejeter la faute sur les violences de la vie réelle hein, au cas où ça embêterait des gens…)

    merci en tous cas pour ce partage intéressant 😉

    Des bisous

    Nath

    1. Je suis assez d’accord avec toi je suis persuadé que l’enfance conditionne le reste de la vie … le facteur génétique est à mon sens un facteur aggravant… comme pour la schizophrénie certain y sont prédispose et c’est le parcours de vie qui le déclenche…. . Merci pour ton passage ici

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