La réalité sur la parentalité #épisode 1 les pleurs de déchargement

S’il a bien une chose à laquelle je n’étais pas vraiment préparée quand je suis devenue maman, ce sont les pleurs de déchargement. Ma fille est une enfant précoce et très sensible à son environnement,  elle a eu les trois premiers mois de sa vie des pleurs de déchargement très violents tous les soirs de 18 h 30 à 20 h …
Elle hurlait (dans mes bras bien évidemment) était inconsolable elle devait simplement extérioriser toutes ces tensions de la journée et tous les stimuli qui avait provoqués des petites décharges dans son cerveau…

Pendant toute cette période, mon mari finissait le travail à 21 h, j’ai donc été en grande majorité seule avec ma petite fille après une longue journée à la maison ça a été de loin l’épreuve la plus difficile les trois premiers mois…

Comprendre les pleurs de déchargement

Le Dr Aletha Solter, auteur de plusieurs ouvrages sur la décharge émotionnelle, dont « Pleurs et colères des enfants et des bébés » aux éditions Jouvence, a identifié six catégories de détresses créant un besoin de pleurer, à savoir : les souffrances prénatales et le traumatisme de la naissance, les besoins passés non satisfaits, la surcharge d’informations (toute information stimulant les sens, toute nouveauté), les frustrations liées au sentiment d’impuissance (l’enfant n’arrive pas à attraper l’objet désiré, à se mouvoir comme il le voudrait…), la douleur physique et enfin les expériences effrayantes (une porte qui claque, un chien qui aboie…). Mieux vous comprendrez les tensions ressenties par l’enfant et mieux vous l’aiderez à s’en libérer.

La fin des pleurs de déchargement

Et puis un jour comme par magie passé le 3e mois du jour au lendemain il n’y a plus jamais eu de pleurs j’en étais même complètement déboussolé puisque mes repères étaient basés là-dessus et que du coup je ne savais même plus comment faire avec un enfant qui était simplement normal le soir !

Mais qui dit pleurs de déchargement de 18 h 30 à 20 h 30 dis qu’en fait nous n’avons jamais pu nous balader le soir avec notre fille faire un barbecue ce genre de chose est-ce que pendant ce temps-là, j’avais besoin d’être au calme au frais avec mon bébé à la maison et que si on n’était pas à la maison, c’était 10 fois (testé et désapprouvé donc) pire et 10 fois plus long, l’angoisse quoi, pour elle et pour nous !

Les pleurs de déchargement sont aussi appelés pleurs du soir angoisse du soir et on en met aussi beaucoup sur le dos des coliques…

Les conseils pour accompagner les pleurs du soir

Voici les conseils que je peux vous donner pour aider votre enfant à passer ses crises du soir. Chez moi, ils ont commencé à diminuer progressivement, je parlais tout doucement à ma fille, je lui caressais le visage, je la berçais, je marchais avec elle dans l’appartement et souvent, je prenais ma fille en portage contre moi et c’est là que je la sentais petit à petit s’abandonner après ces pleurs de déchargement souvent elle s’endormait en tétant dans mes bras paisiblement pour une nuit de 11 h.

Le but n’est pas d’empêcher votre enfant d’avoir ces pleurs de déchargement puisqu’ils sont nécessaires à son développement, mais plutôt de l’accompagner…
La Super, pédiatre m’avait dit qu’il fallait la laisser pleurer, vous imaginez bien que je ne l’ai évidemment jamais fait…

Je trouve parfaitement cruelle d’abandonner un nouveau-né dans des pleurs de détresse surtout quand on connaît les études sur les effets négatifs des pleurs sur le cerveau d’un enfant, je ne vois pas comment on peut encore conseiller ce genre d’horreur…

Et puis si c’est difficile garder le cap et garder en tête que passer le troisième mois pouf, plus rien ! Vous allez retrouver un enfant souriant agréable le soir et que vous n’aurez plus aucune l’angoisse sur ces pleurs qui vous déchirez le cœur…

Et chez vous, c’était comment les 3 premiers mois niveau pleur du soir ?

 

 

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14 commentaires pour “La réalité sur la parentalité #épisode 1 les pleurs de déchargement

  1. J’aurais pu l’écrire, cet article! Petite fille sensible à fond et très réceptive aux moindres stimuli, pas de surprise donc en voyant arriver les pleurs de décharge. Moi non plus, je ne m’y étais pas préparée, je trouve qu’on en parle bien trop peu dans les livres sur la parentalité! Ici, c’était de 19h30 à 21h, chaque soir sans exception, jusqu’à ses 3 mois et une semaine. C’était aussi moi exclusivement qui gérais ça. La méthode miracle? Les bercements en parcourant la maison dans le silence et l’obscurité puis le portage. Elle s’endormait dans l’écharpe pour 3-4 heures, vidée mais apaisée. J’ai été ravie quand ça s’est terminé!

    1. Décidément !!! Ici aussi il fallait du grand calme du frais ( bébé de juin en pleine canicule ) et sa mère enfin ses bras et ensuite teetee… jetais aussi ravie après ses 3 mois et oui on en parle nul part ou presque pas …

  2. J’ai eu la chance qu’une cousine me parle de ces pleurs de décharge, du coup je m’y attendais un peu, mais pas d’une telle intensité! Ma fille était adorable toute la journée (les premières semaines , on a beaucoup de visite et bébé passe de bras en bras en plus!) Et vers 19h… patatras… grosse décharge, elle pleurait, de débattait, se cambrait… et n’était bien que dans mes bras, son ventre sur mon avant-bras, à faire le tour de la maison…
    Et comme tu le dis, ça a disparut du jour au lendemain…
    Je trouve qu’aujourd’hui, 15mois, on lui voit encore une façon de décharger le soir.

  3. Au fur et à mesure de mes grossesses, il y a eu moins de pleurs. Bébé 4 ne pleure pas le soir. Il est simplement agité alors que bébé 1 a eu ces pleurs de décharges. Je ne sais pas si c’est prouvé que les aînés pleurent plus que leurs frères et sœurs.

  4. J’en ai pas eu 3 mois d’affilés, j’en ai eu … quelques fois… entre ses 1 mois de mémoire et ses 3/4 mois.
    Seule a pouvoir la calmer, le papa perdait patience mais s’est déjà retrouvé contraint de devoir l’accompagner parce que je sortais le chien – enfin j’ai encore des doutes que ça soit des pleurs de décharge avec lui puisqu’elle dormait au moment où je partais en balade mais passons, comme dirait Charlotte juste au dessus,  » RGO ou pleurs de décharges a un moment on ne sait plus  » – je dirais même que je peux ajouter l’IPLV avec du recul (les coliques par chance elle en avait peu et supportable)

    Mais une fois, on était 2, il m’a dit  » laisses la pleurer  » je lui ai expliqué, pour lui au début c’était des caprices, puis il a vite fait le lien que non. On est arrivé quelques fois a les deviner d’avance.
    J’avais très peur qu’il la laisse pleurer si ça lui arrivait, il est vraiment moins patient que moi mais a priori non (on fait confiance einh !)

  5. Bonjour, pour moi aussi les pleurs de décharge ont été une sacré épreuve, incompréhension, impuissance. Il pleurait de 16h jusqu’au couché non stop. Nous avons tout testé, changement de lait, le bercer dans les bras pendant des heures, le portage, la poussette, l’homeo la phytothérapie… Puis un jour malgres moi j’ai trouvé la solution, fatigue et épuisé nerveusement bébé pleurait depuis des heures je prend bébé dans sa couverture et un peu agace sans m’en rendre compte je serre la couverture un peu plus fort (comme un cocoon). Bébé une fois contenu a cessées pleurs instantanément. Je l’ai aussitôt emmailloté dans un lange. Nous avons fait ca les premiers mois, il était apaisé et nous aussi. En plus bébé dormais très mal car il avait un réflexe de moro très très prononcé qui le réveillait (en pleurs) dès qu’il lâchait prise, avec l’émaillotage il a enfin pu dormir sereinement. 🙂

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