La fessée, est-ce qu'elle fait VRAIMENT si mal ? - Maman Pavlova
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La fessée, est-ce qu’elle fait VRAIMENT si mal ?

La fessée fait son retour dans le débat public. Écartée de la loi « Égalité et citoyenneté » par le Conseil constitutionnel en janvier 2017, l’interdiction de la fessée pourrait bien être cette fois-ci actée pour de bon.

J’ai décidé d’être plus constructive que le stupide débat « j’ai eu des fessées et je n’en suis pas morte ». Pour approfondir les dégâts IRRÉVERSIBLES que peuvent causer des violences physiques sur les enfants. Et oui la fessée n’est pas sans conséquence…

Je suis une adulte, qui aime et respecte énormément mes parents.  Je n’ai jamais trahi leurs confiances et pourtant il m’ont élevé sans aucune violence…

Les conséquences dramatiques des fessées sur votre enfant

 

Vous imaginez bien que je ne vais pas défendre la violence physique faite sur un enfant, alors que je lutte pour l’abolir.

Une étude menée sur cinquante ans, et sur un panel de plus de 160 000 enfants par des chercheurs de l’université du Texas et de l’université du Michigan s’est penchée sur la vertu pédagogique de la fessée administrée aux enfants.

Publiée dans la revue Journal of Family Psychology, cette étude montre que plus les enfants reçoivent la fessée et plus ils risquent de développer des comportements antisociaux ou de développer des problèmes psychiques.

     

La fessée et toute les autres formes de punitions corporelles, comme secouer, gifler, taper ou pincer, ont des effets destructeurs sur le développement psychologique et social de votre enfant.

Si vous frappez votre enfant, il aura beaucoup plus de chance d’être touché par une maladie physique et mentale (dépression, mépris de soi).

Les adultes ayant été giflés au cours de leurs jeunes années sont davantage exposés à divers troubles comportementaux, physiques ou psychiques, tels que la propension à commettre des violences ou à en subir, la dépression, le tabagisme, l’obésité, les comportements sexuels à risque, les grossesses non désirées, l’alcoolisme et la toxicomanie. Au travers de ces conséquences comportementales et psychiques, les pathologies cardiaques, le cancer, les suicides et les infections sexuellement transmissibles peuvent être favorisées. Ce n’est pas de moi, ce sont les statistiques qui parlent, c’est plutôt alarmant, non ?

 

Alors bien sûr, cela ne touche pas tout le monde, c’est comme des gros fumeurs qui n’auront jamais de cancer, c’est aussi la loterie, mais comment peut-on aimer son enfant et lui infliger le pire en lui faisant porter ce fardeau toute sa vie ?

 

Quelles séquelles psychologiques laisse une fessée sur un enfant ?

Pour répondre à toutes ces questions, je me suis librement documentée, mais mon support principal c’est ce livre que je vous conseille. Il est écrit par une pédiatre qui explique le danger et les conséquences de la fessée.

On apprend par exemple que les enfants qui ont reçu des fessées avant 3 ans seront des enfants beaucoup plus violents à 5 ans, avec leurs parents, mais aussi avec les autres enfants ils sont plus sournois, agressifs et ont moins d’estimes d’eux-mêmes.

Selon le caractère de  votre enfant, vous risquez la surenchère, avec l’idée que « perdu pour perdu autant faire ce que je veux ».

 

Et dans les autres pays où les châtiments corporels sont INTERDITS ?

Les pays qui respectent le plus les droits de l’enfant sont sans aucun doute les pays Scandinaves. Mai,s il ne sont pas les seuls, en Italie, en Espagne au Portugal et même en Allemagne les châtiments corporels ont été abolis. Alors, on attend quoi en France ?

Ne pas frapper un enfant, ne signifie pas élever des petits tyrans, mais simplement des êtres que l’on respecte.

Des pistes pour se faire obéir sans violence

  • Quand un enfant est au bord de la crise de nerfs parce qu’il veut une chose qu’il ne peut pas avoir, un conseil simple : parlez-en avec lui !! Par exemple « tu veux jouer avec le marteau de maman, mais c’est dangereux, tu ne peux pas. Par contre, tu peux m’aider à le ranger avec les outils. Et je peux vous assurer que cela marche.
  • Si votre enfant est très, très agité et qu’il est submergé par ses émotions et que vous sentez le poivre vous montez au nez, laissez votre enfant dans un endroit où il est en sécurité (sa chambre par exemple) et aller souffler un bon coup et revenez calme pour lui faire un gros câlin.
  • Apprenez à votre enfant à être curieux, ne le coller pas devant nounou TV.  Apprenez-lui à éviter l’ennui à jouer, et il ferra beaucoup moins d’expériences désagréables..

 

J’espère simplement que si vous pensiez que la fessée ce n’était pas la mort, qu’après la lecture de mon article, vous avez enfin compris que SI, elle est dévastatrice…

Encore une fois, je n’invente rien ce sont les études qui parlent. Je suis la première à dire qu’il n’y a pas d’éducation parfaite. En revanche, je n’ai aucune pitié pour les parents maltraitants, aucune.

Avez-vous appris des choses ? Qu’en pensez-vous ? Pour une fois, tout le monde n’a pas sa place dans les commentaires, tout commentaire qui prône la violence faite sur un enfant sera supprimé et banni de MON blog, je n’accepterai aucun débat dans l’autre sens.

 

15 Comment

  1. J’ai beaucoup aimer ton article et je suis tout à fait d’accord avec toi. Mes parents m’ont élever avec les fessée et autre pression psychologique, je ne leurs en veux pas il ont reproduit le schéma de leurs parents. Non je n’en suis pas morte mais clairement ma confiance en moi en est presque morte, J’ai 22 ans et je commence à peine à me dire que je suis capable de faire des choses bien. Donc clairement ce n’est pas un bon mode d’éducation.

    1. Oh… tu devrais lire mon artcile sur grandir avec un parent toxique il pourrait t’aider rien n’est jamais irréversible. Plein de courage

  2. Merci pour cet article, j’espère qu’il pourra convaincre celles et ceux parmi tes lecteurs qui en sont encore au stade du « ça n’a jamais tué personne ».
    Moi non plus j’en suis pas morte, et pourtant j’en voudrai à mes parents toute ma vie, je sais ce que j’ai perdu à cause d’eux et je n’arrive toujours pas à me construire ou me comporter « correctement » à cause de ça.

  3. Cet article ne m’apprend rien car tout comme toi, je suis extrêmement sensible à la question et je recommande d’ailleurs le livre « La fessée: questions sur la violence éducative » qui montre que la société est violente parce que les parents sont violents. Je pense clairement qu’en revanche, tous les parents ne sont pas prêts à recevoir ton article. Merci néanmoins pour ces rappels nécessaires et j’espère que cette loi passera ENFIN, persuadée que comme pour la peine de mort, elle peut faire changer les mentalités à posteriori.

    1. Je suis tout a fait Ok avec toi et je ne comprends pas un parent qui pourrait lire cet article et ne rien changer…

  4. Bon, tu ne seras pas surprise, hein, je suis comme d’habitude d’accord avec toi! Pourtant, j’en ai reçu, moi, des baffes et des fessées mais il est hors de question que qui que ce soit lève la main sur ma fille. C’est dévastateur et cela renvoie à l’enfant l’image que, pour être écouté, il faut frapper. Dévastateur pour la société. Et puis, mince, on ne frappe pas son conjoint ou ses collègues pour être écouté, alors pourquoi ses enfants? Ce que l’on a de plus cher au monde?

  5. Je ne savais pas du tout les dégâts que pouvait causer la fessée (en dehors de la baisse d’estime de soi)
    Une partie de mes frères et sœurs et moi même ont été élevé avec des fessées occasionnelles (vraiment en cas d’énorme bêtise ou d’abus de patience on le compte sur les doigts d’une main) mais c’est vrai qu’on est marqué parce qu’on s’en souvient même si peu souvent.
    Merci de ton article !

  6. Totalement d’accord avec ton article. Je ne prétends pas être parfaite (et mes enfants n’ont plus) mais je peux affirmer que jamais je ne taperai mes enfants. C’est un geste qui me semble tellement improbable …
    Pour l’anecdote, quand mon aîné est entré en Maternelle, à 3 ans donc, il est revenu un soir et m’a demandé ce que c’était «une fessée». Il avait entendu des camarades et ne savait pas ce que c’était … j’ai été tellement heureuse et fière de me dire qu’il ne connaissait pas la fessée, même pas le terme.
    Il existe en effet d’autres manières, sans doute plus énergivores mais tellement plus constructives …

  7. Je suis justement en plein questionnements, mon bébé de 14 mois tape et mord à répétition… Jamais je m’étais dit que je rentrerai dans ce jeu-la car dire on tape pas à son enfant et le taper ensuite rien de plus illogique, mais nombre de mes proches mont dit que la seule chose qui marchait c’était qu’il comprenne en retour que ça fait mal pr qu’il se rende compte…
    Alors que faire ? Oui mon bébé ne comprend pas le bien et le mal mais alors prquoi fait-il des bisous ? Il me semble qu’il tape ou mord quand il est contrarié et quand on le colle un peu trop (par des enfants un peu à plus grand).Désolée je suis h
    ors-sujet…mais ca me tient à coeur….

    1. Mais surtout pas NON ! Il faut lui répéter de ne pas le faire Et quand le langage sera acquis il sera se faire comprendre et cela devrait cesser. Ma fille parle très bien depuis ses 12 mois du coup on la jamais été xonfornte a cela par contre cette méthode a marché chez les copines

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