Si on m’avait dit, il y a quelques années, qu’à 40 ans je serais capable de dire « j’adore courir », je ne l’aurais pas crue.
Courir n’a jamais été mon truc.
Je n’ai jamais été une grande sportive. J’ai pratiqué très peu de sports, principalement parce que je n’aimais pas ça.
Puis, à 39 ans, j’ai commencé à courir.
Au départ, je voulais simplement essayer.
Aujourd’hui, je cours.
J’ai participé à mes premières courses.
J’ai un tapis de course à la maison.
J’ai trois paires de chaussures de running.
Je me suis fixé un objectif qui me semblait complètement fou : courir mon premier semi-marathon.
Et entre-temps…
je me suis cassé le pied.
Si tu cherches un article « comment devenir une parfaite runneuse en dix leçons », tu peux passer ton chemin.
En revanche, si tu as envie de commencer le running, que tu sois complètement débutante, que tu te demandes si on peut courir à 40 ans, quelles chaussures choisir, comment progresser ou comment éviter mes erreurs…
bienvenue.
Je vais te raconter ma vraie expérience. Pas un programme miracle. Juste ce que j’ai vécu.
Quand j’ai commencé, je n’avais pas le profil de la coureuse passionnée.
Pas de passé sportif important.
Peu de connaissances en course à pied.
Et surtout : pas cette image de moi-même.
Pour moi, courir, c’était pour les autres.
Les gens déjà sportifs.
Ceux qui enchaînent 10 km sans avoir l’impression que leurs poumons vont quitter leur corps.
Puis j’ai essayé.
Au début, je courais un peu.
Je marchais.
Je repartais.
Je progressais doucement.
Et quelque chose d’inattendu s’est produit :
j’ai aimé ça.
Puis j’ai vraiment aimé ça.
La première chose : il n’y a pas besoin d’attendre « le bon moment ».
On peut commencer à 20 ans.
À 30 ans.
À 40 ans.
Ou après.
Et on n’a pas besoin d’être déjà sportive pour débuter.
Quand on commence, on est débutante. Point.
Pas de honte à courir lentement.
Pas de honte à marcher.
Pas de honte à ne faire que quelques kilomètres.
Les premières semaines ne servent pas à prouver quelque chose.
Elles servent à habituer progressivement un corps à une activité qu’il ne connaissait pas forcément.
C’est, pour moi, l’une des choses les plus importantes pour débuter le running à 40 ans.
Ma toute première course a été le 5 km du Semi de Cannes 2026, le 22 février 2026.
Souvenir particulier : elle est arrivée juste après mes 40 ans.
Et ma meilleure amie m’a fait une surprise que je n’oublierai pas : elle est venue spécialement de Lyon pour courir avec moi.
Elle aurait pu simplement me souhaiter mon anniversaire.
Elle a choisi d’enfiler ses baskets et de prendre le départ à mes côtés.
Ce premier dossard, ce n’est pas seulement un chrono.
C’était ma première course.
Mes premiers kilomètres avec un dossard.
Et la preuve que moi, Céline, qui n’aimais pas courir, j’étais devenue capable de prendre un départ.
5 kilomètres.
Pour certains, ce n’est pas grand-chose.
Pour moi, c’était énorme.
Et ça m’a donné envie de voir jusqu’où je pouvais aller.
Après Cannes, j’ai continué.
J’ai participé au Runfest à Cagnes-sur-Mer (première édition le 30 mai 2026, à l’hippodrome).
Deuxième course.
Deuxième expérience.
Et de plus en plus cette impression que le running allait vraiment entrer dans ma vie.
Petit à petit, mes objectifs ont changé.
Je ne voulais plus seulement réussir à courir.
Je voulais progresser. Courir davantage. Me sentir plus à l’aise.
Et j’ai commencé à penser à quelque chose d’inaccessible quelques mois plus tôt :
un semi-marathon.
21,1 kilomètres.
Avant ma fracture, j’étais arrivée à courir environ 20 kilomètres par semaine.
Quand j’y repense, je trouve ça incroyable.
Parce que je partais vraiment de loin.
Et parce que je n’aurais jamais imaginé prendre autant de plaisir à courir.
C’est aussi à cette période que j’ai compris quelque chose d’essentiel :
la motivation peut aller beaucoup plus vite que le corps.
Quand on progresse, on a envie d’aller plus loin. C’est normal.
On ajoute des kilomètres. On augmente les sorties. On vise une course.
Et parfois, on oublie que le corps, lui, a besoin de temps pour s’adapter.
Quand on débute, on entend très vite parler de chaussures.
Je dois reconnaître que je suis devenue assez équipée.
Aujourd’hui, j’utilise trois paires :
Dans mon cas, les semelles ont été réalisées après un bilan (radiographies et mesures liées à la longueur des os, notamment).
Je précise ça parce que je veux raconter la réalité telle qu’elle est :
j’avais de bonnes chaussures et un accompagnement en podologie.
Et malgré tout, je me suis fracturé le pied.
Je ne peux pas tirer de cette expérience une conclusion médicale générale sur la cause de ma fracture.
Je n’en ai pas les éléments, et je ne suis pas médecin.
En revanche, j’en tire une conclusion personnelle :
le matériel est important, mais il ne fait pas tout.
Si tu commences, je pense qu’il est plus utile de chercher une chaussure adaptée à toi plutôt que « la meilleure chaussure du moment ».
Une chaussure populaire n’est pas forcément la bonne pour ton pied.
Et une paire ne remplacera jamais une progression adaptée.
Erreur que j’aurais aimé comprendre plus tôt :
« J’ai de bonnes chaussures, donc je peux courir davantage. »
Non.
Une bonne chaussure ne donne pas automatiquement à ton corps la capacité de supporter plus de kilomètres.
J’ai aussi un tapis Run 500 à la maison.
Il a trouvé sa place dans ma routine.
Je continue à courir dehors : j’aime sortir, changer d’environnement, varier les terrains.
Le tapis m’apporte autre chose : courir à la maison.
Quand la météo n’est pas idéale.
Quand j’ai peu de temps.
Quand j’ai envie de contrôler mon environnement.
Ou simplement de faire une séance sans organiser une sortie.
Pour une débutante, c’est un complément utile pour rester régulière.
Là encore : un tapis ne remplace pas une progression adaptée.
Puis il y a eu la partie beaucoup moins drôle.
Je me suis fracturé le pied.
J’étais motivée.
Je courais régulièrement.
J’avais mon équipement.
Mes chaussures.
Même un tapis à la maison.
Et pourtant, j’ai dû m’arrêter.
Le plus dur n’a pas été seulement la douleur ou l’arrêt.
C’est la frustration.
Quand tu commences enfin à aimer quelque chose que tu pensais détester, devoir t’arrêter est particulièrement difficile.
J’étais inscrite au Rock4Trail.
Je devais participer à cette troisième course.
Je n’ai pas pu prendre le départ à cause de la fracture.
Tu imagines la frustration.
Je ne vais pas t’expliquer pourquoi je me suis fracturé le pied.
Je n’ai pas suffisamment d’éléments pour attribuer une cause unique, et ce n’est pas mon rôle.
Cette expérience m’a appris quelque chose que je veux vraiment transmettre :
Ne laisse pas ton enthousiasme courir plus vite que ton corps.
C’est mon conseil n°1 à celles qui veulent débuter.
Au début, on est grisée par les progrès.
On part de presque rien.
On arrive à courir quelques kilomètres. Puis davantage.
Et on se dit : « Mais finalement, je peux le faire ! »
Oui.
Ça ne veut pas dire qu’il faut immédiatement en faire plus.
Aujourd’hui, je vois les choses autrement.
Avant la fracture : environ 20 km par semaine.
Aujourd’hui, ma reprise est plus progressive : je ne vais pas au-delà d’environ 15 km par semaine.
Et je préfère ça.
Je veux laisser à mon corps le temps de retrouver ses capacités.
J’espère augmenter progressivement dans les semaines et les mois à venir.
Mais je n’ai plus envie de brûler les étapes.
Mon objectif n’est pas de courir beaucoup maintenant.
C’est de pouvoir courir encore longtemps.
Si je devais recommencer, voici ce que je garderais en tête.
Si tu es complètement débutante et que tu me demandes ce qu’il faut vraiment :
Non. Ce n’est pas indispensable.
Dans mon cas, le Run 500 est un complément aux sorties extérieures.
Utile si tu as du mal à trouver le temps ou les conditions pour sortir.
L’idée n’est pas de remplacer la route.
C’est d’avoir une possibilité de plus d’être régulière.
Ce qui me fait le plus sourire, ce n’est pas la fracture.
C’est de me dire :
« Moi, j’aime courir. »
Je le dis encore avec étonnement.
Ce n’était pas écrit.
Je pensais que le sport n’était pas fait pour moi.
Peut-être que je n’avais simplement pas encore trouvé la bonne manière de le pratiquer.
Ou qu’à 39 ans, j’avais besoin de quelque chose pour moi.
Pas le travail.
Pas les enfants.
Pas la maison.
Juste moi.
Mes baskets.
Mes kilomètres.
Et ma tête.
Ça, c’est très « Maman Pavlova » : on donne beaucoup… et un jour, on se garde un bout de route.
Aujourd’hui, l’objectif reste le même : 21,1 km. Mon premier semi.
Je ne sais pas encore exactement quand.
Et ce n’est peut-être pas grave.
Après la fracture, je n’ai plus envie de courir après une date.
Je veux d’abord retrouver progressivement mes capacités.
Passer de 15 km hebdo à davantage quand mon corps sera prêt.
Puis continuer.
Un jour, prendre le départ de mon premier semi.
Et pouvoir me dire :
« Toi qui détestais courir… tu l’as fait. »
Si je résume :
Tu n’as pas besoin d’être sportive pour commencer.
Tu n’as pas besoin de courir vite.
Tu n’as pas besoin de courir longtemps.
Tu n’as pas besoin de tout le matériel.
Tu as besoin de patience.
De régularité.
D’écoute.
Et d’une vraie progression.
Parce que courir est génial. Vraiment.
Je suis passée de « je déteste courir » à « je veux courir un semi-marathon ».
Je n’aurais jamais pensé écrire ça.
Ma fracture m’a aussi rappelé :
une blessure peut t’arrêter plus longtemps que tu ne l’imaginais.
Certaines peuvent laisser des séquelles.
Alors ne cherche pas à gagner quelques kilomètres aujourd’hui au prix de ta capacité à courir demain.
Prends ton temps.
Ton premier 5 km arrivera.
Ta première course arrivera.
Tes 10 km arriveront.
Et peut-être même ton semi.
Le but n’est pas de devenir coureuse le plus vite possible.
Le but, c’est de pouvoir continuer à l’être.
Après tout ça, je crois que je peux enfin le dire :
je suis devenue une coureuse.
Débutante. Parfois blessée. Parfois frustrée. Encore loin de mes 21,1 km.
Mais une coureuse quand même.
Et maintenant, j’ai bien l’intention de voir jusqu’où mes baskets vont m’emmener.
Peut-on commencer le running à 40 ans sans être sportive ?
Oui, c’est exactement mon point de départ : peu de sport, pas d’identité de « coureuse », et un démarrage progressif (marche / course).
Faut-il les meilleures chaussures pour débuter ?
Non. Une paire adaptée à ton pied vaut mieux qu’une paire « tendance ». Le matériel n’autorise pas d’augmenter trop vite le volume.
Un tapis de course est-il obligatoire ?
Non. Chez moi, c’est un complément (météo, temps, régularité), pas un substitut à une progression intelligente.
Quelle leçon retiens-tu de ta fracture ?
Une leçon personnelle, pas un diagnostic : ne pas laisser l’enthousiasme aller plus vite que le corps. Pour toute douleur persistante, un avis médical s’impose — je ne remplace pas un professionnel de santé.
Quand un parent sent que quelque chose freine son enfant dans ses gestes du quotidien,…
Je me souviens encore de la première tétée de mes filles. Pas de toutes les…
Monster, ou quand la folie devient presque humaine Comprendre n’est pas excuser. Mais parfois, comprendre…
Mensonges, regards et petits bateaux : comment savoir si ton enfant te mytho ou pas…
J’ai testé les gommes Biofloral enfant pour accompagner les émotions et le sommeil des kids.…
L'éducation bienveillante, 4 ans, 2 enfants et quelques nuits blanches plus tard Il y a…