Voyager avec des enfants neuroatypiques c’est tout sauf simple parfois !
Chez nous, l’organisation commence bien avant de démarrer le moteur. Nos filles savent exactement à quelle heure aura lieu chaque pause : petit-déj, déjeuner, jeux… On les implique, on leur montre l’itinéraire, on leur explique le programme. Résultat ? Zéro surprise stressante, elles adorent se sentir incluses dans le voyage.
La veille, on prépare la voiture ensemble. Oreillers, couvertures, doudous : tout est prêt pour créer un cocon douillet dans leur siège auto. Elles montent à bord dans un univers familier et rassurant, presque comme si on partait en pyjama-party.
Dans notre sac magique, il y a toujours : le dernier magazine préféré, des livres de gommettes, un petit nouveau jouet surprise, quelques encas choisis ensemble (et un ou deux qu’elles ne connaissent pas pour l’effet “waouh”). Et ça marche à chaque fois.
On a laissé tomber la Lunii (elles l’ont détestée). Ici, on fonctionne avec des tablettes où on a téléchargé Alma, Quelle Histoire, et plein de podcasts adaptés à leur âge. Avec leurs casques, chacune écoute ce qu’elle aime, au calme, sans écran dans les yeux.
Oui, elles ont le droit aux écrans. Mais on garde des règles claires : pas avant les 3 premières heures, pas pendant les pauses, pas en illimité. Ça évite les disputes et les yeux rouges à l’arrivée.
Sur les longs trajets d’été, on ne rigole pas avec le confort thermique. En plus de la clim, on a installé des ventilateurs individuels à l’arrière, des pare-soleil opaques, et même des petits brumisateurs (liens dispo). Résultat : pas une plainte, même par 35°C sur l’autoroute.
À chaque aire d’autoroute, on les laisse courir, grimper, jouer. On cherche toujours une aire avec un espace ludique, un mini-parc ou des tables de pique-nique à l’ombre. On mange tous ensemble, on fait pipi tous ensemble, et on repart de bonne humeur.
Nos filles ne dorment jamais en voiture, même en partant à 5h du matin. Alors on ne compte pas là-dessus. On structure le trajet en fonction de leur niveau d’énergie, de leur capacité d’attention, et on prévoit de quoi les occuper du début à la fin.
Elles ont le droit de participer : choisir la musique, valider le lieu de la prochaine pause, commenter la carte, s’enthousiasmer pour la prochaine ville. On ne voyage pas “avec des enfants” : on voyage ensemble.
Oui, parfois il fait trop chaud, ou il y a un bouchon de 3h. On essaie de rester calmes, souples, indulgents. On joue, on chante, on s’adapte. S’énerver ne fera qu’empirer la situation. Et maintenant qu’on sait comment les occuper, même 12h de route passent comme un charme.
Conclusion : oui, c’est possible !
Avant, les trajets étaient source de stress. Aujourd’hui, ce sont presque des moments qu’on attend avec impatience. Il a suffi d’observer, de comprendre, et d’adapter. Pour les parents d’enfants neuroatypiques, rien n’est jamais simple — mais rien n’est impossible non plus.
Avec un peu d’anticipation (et beaucoup d’amour), tout devient plus fluide.
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Merci pour votre article rassurant quand on a la tête dans le guidon
Tout passe ou presque ...