Est’il indispensable d’aimer se séparer de son enfant ?

Encore une fois, et comme sur tout mon blog ce sujet est le reflet de mon expérience, mais aussi de mon avis. Si vous ne pensez pas comme moi, cela ne veut pas dire que vous avez tord, ou que c’est moi. Nous sommes simplement comme nos enfants des êtres uniques et singuliers…

La séparation avec son enfant, vaste débat n’est ce pas ? Dans une soirée où vous trouvez que l’ambiance est molle lancer, un débat sur le sujet et vous aurez une soirée qui va s’animer …

J’imagine que la relation que j’ai avec ma fille est la conséquence de millions de critères, mais je pense que la PMA a fondamentalement changé l’image que j’aurais pu avoir de la maternité. Le sens précieux de la grossesse, de la maternité prends vraiment tout son sens quand on reste pendant 2 ans le ventre vide et le cœur lourd dans l’espoir de porter la vie…

Se séparer de son jeune enfant un plaisir ?

J’ai fait le choix d’allaiter ma fille, et de l’allaiter encore, les séparations longues sont donc plus compliquées (mais pas impossible, j’ai des amies qui allaitent qui y arrivent.).

Quand ma fille est née, mon si beau cadeau de la vie, je n’imaginais même plus ne pas respirer a son rythme alors confié un bébé… Dans mon entourage, j’ai eu beaucoup de mamans qui n’avaient aucune difficulté à se séparer de leur tout petit bébé, parfois même pour la nuit. Je ne juge pas, puisque je ne souhaite pas l’être, mais j’avais en revanche bien du mal à m’imaginer faire la même chose.

Mon si précieuse petite fille va avoir deux ans et demi (Mon dieu déjà ! ), et je n’ai toujours pas passé le cap de la faire garder plus d’une journée.

Pourquoi ? Par ce que, ni moi ni mon mari ne ressentons le besoin de nous séparer de notre enfant (la nuit), sans que cela soit à sa demande. Elle prend déjà beaucoup de plaisir à passer du temps chez mes parents, elle va à la crèche 3 jours par semaine, elle ne reste donc pas en circuit fermé.

Mais je dois bien avouer un truc, je crois qu’il y a une notion qui m’interroge ou est la limite du trop peux ou trop ?

Notre fille est parfaitement bien dans ses pompes, elle respire la joie de vivre. Elle est très à l’aise en société. Quand elle passe une journée sans moi ou son papa elle le gère très bien elle est simplement surexcité de nous retrouver et nous aussi…

Se séparer de son jeune enfant une obligation ?

Dans notre vision de l’éducation, il y a un temps pour tout. Celui de la toute petite enfance ou l’enfant a un besoin prioritaire de ses parents, puis ensuite l’enfant grandit et a son initiative, il commence progressivement à sa demande à découcher.

Si je devais me séparer une nuit de ma fille, je passerais je pense la plus mauvaise nuit de ma vie, inquiète de savoir s’il a besoin de moi et que je ne peux pas la réconforter.

Il peut bien sûr, avoir des cas de force majeurs, ou des épreuves difficiles qui demande de pouvoir se retrouver en couple sans enfant.

J’aimerais vraiment échanger avec vous à ce sujet, comprendre les motivations de celles qui sont comme moi, mais aussi de celles et ceux qui prennent du plaisir à se séparer de leurs enfants pour des moments bien a eux. Attention, je ne parle pas de séparation en journée, mais de nuit donc de séparation d’au moins un week-end ;), hâte de vous lire !

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32 commentaires pour “Est’il indispensable d’aimer se séparer de son enfant ?

  1. Je suis de celles qui se séparent sans problème de ses enfants, non seulement pour un WE mais pour 5, 6 voire 10 jours parfois (WE ou vacances en amoureux). Je n’ai jamais eu de problème avec ça, surtout parce que je savais pouvoir les confier à des personnes d’extrême confiance. Si c’était à refaire, cependant, je ne le referai pas pour une durée supérieure à 2 jours avant 18 mois. Ma cadette l’avait mal vécu. Je ne juge pas non plus celles qui n’en sont pas capables, c’est un ressenti très personnel.

  2. Un sujet très intéressant qui me touche aussi de plein fouet. A nouveau, je suis parfaitement de ton avis, peut-être aussi pour les mêmes raisons: PMA, FC répétées encore et encore…Ma fille est un miracle dont me séparer m’est difficile. Elle va en nounou 4 jours par semaine et…C’est tout. Nos familles sont loin donc elle voit peu ses grands-parents et toujours avec nous. Je ne l’ai jamais confiée pour la nuit et m’en sens incapable alors qu’en plus, elle dort sans aucune difficulté. Pour autant, je ne suis pas prête. Pas plus que pour la confier à une baby-sitter. La Bête est un bébé épanoui, bien que réservé avec les adultes. Ca se passe sans aucun souci chez sa nounou. Le reste viendra quand on sera tous prêts.

  3. Pour ma part, je n’ai jamais aimé me séparer de mes enfants, mais très tôt, je n’ai pas eu le choix. Il faut travailler, aller gagner sa croûte comme on dit. Et pour travailler, il n’y a pas d’autre choix que de faire garder son enfant. Pour mes deux loulous, ils n’avaient que 4 mois quand ils ont dû aller chez une nounou. Heureusement pour nous, ça s’est super bien passé pour les deux. On a pu trouver des personnes super, à l’écoute tant des parents que des enfants, bienveillantes, adorables. Ca facilite les choses, que d’avoir une personne en qui on a confiance!
    Aujourd’hui, mes loulous ont 4 et 1 an, et à chaque fois, je culpabilise de les laisser, même si, je dois l’avouer, le temps sans eux m’est bénéfique. Il me permet de faire ce que je ne peux pas faire avec eux ( le ménage à fond, le linge sans que personne ne me vide la bassine à terre, aller aux toilettes sans une petite tête blonde à mes côtés etc…), il me permet de bosser sur ma formation tranquillement, et surtout, de me vider la tête et de me reposer. Néanmoins, à chaque fois que je les laisse, souvent pour aller travailler, parfois juste pour avoir du temps pour moi, je culpabilise et je me sens mal.
    Mais je pense qu’une maman n’est pas qu’une maman. Pour être à l’écoute des besoins de son enfant, il faut déjà être au clair avec les siens. Prendre du temps pour soi, penser rien qu’à soi, c’est également primordial à mon sens. Alors je m’impose parfois une journée seule, pour faire le point, pour me reposer et me poser, parce que sinon, je pète littéralement un câble. Je ne suis pas faite pour rester à la maison, j’ai besoin de bouger, de penser à moi, de voir du monde sans parler couches, motricité, caca, nuits et compagnie.

      1. Voilà, je pense que chacun doit trouver son équilibre et écouter ses besoins. Chacun a des besoins différents et c’est très bien ainsi! Le but étant de savoir s’écouter 🙂 <3

  4. Je n’ai pas de mal a me séparer de ma fille la journée, mais je ne l’ai jamais confié une nuit.

    Elle va chez nounou 8h par semaine (souvent sur une journée, des fois sur 2 jours), je n’ai pas pleuré et ça me ravie. J’aime la laisser et la récupérer après. J’en ai besoin, je ne travaille pas, suis H24 avec elle et est passé des mois difficile a mon sens.

    Le papa bosse de trop et pourtant j’aurai bien eu besoin de souffler une nuit (poussé par le papa, je m’y refusais) mais les beaux parents se sentaient pas, et puis on a enfin trouvé des solutions pour apaiser Roxane et je ne  » ressens pas le besoin  » de m’en séparer au moins une nuit.

    Par contre on a négocié qu’a partir de ses 1 an, elle pourrait aller chez mes beaux parents une nuit – si évidemment elle se sent d’y aller pour le moment on passe par des phases bizarre quand on y va -, j’avoue que j’aimerais bien une nuit comme ça ou plutôt une grasse matinée en fait, mais aussi et surtout parce que j’ai pas de relais a la maison.

    Je fais tous les lever, coucher et très souvent toute la journée, il est rare que le papa prenne le relais ou alors pour une couche ou le temps que je sorte le chien… généralement je fais tout. Forcément si j’étais maman solo je ne vivrais pas la situation pareil, mais je suis pas solo mais je gère comme une maman solo et c’est pour ça que je ressens ce besoin.

  5. Si tu as lu l’article sur mon dimanche tu sais que cela nous arrive de temps en temps, la plupart du temps pour des week end ou des vacances à deux.
    On l’a tjs fait, cela nous fait grand bien de se retrouver.

  6. La première fois qu’on a envoyé Mini-Koala dormir chez mes beaux-parents, c’était pour préparer la séparation pour la naissance du Miracle. On voulait pouvoir expliquer, plannifier, remédier avant de se lancer « pour de vrai » à la naissance. Tout s’est très bien passé, même si avec le Koala elle a été notre unique sujet de discussion. Les retrouvailles ont été intenses, surtout côté parents (Mini-Koala était heureuse de nous revoir, mais pas plus qu’après une journée de crèche.) Elle devait avoir 15 ou 16 mois.
    Puis les gd-parents ont été demandeurs après l’arrivée du Miracle. Comme ça s’était bien passé, (et qu’on avait besoin de souffler un peu avec nos nuits méga hachées par deux enfants de moins de deux ans à tendance insomniaque, il faut l’avouer), on ne s’y est pas opposé, mais on lui demande toujours si elle veut y aller. Parfois c’est oui, parfois c’est non, et elle a le droit de changer d’avis jusqu’à la dernière minute (n’en déplaise aux grands parents).
    Avec l’allaitement du Miracle, j’ai décliné les propositions de ma belle mère, jusqu’au début de l’été. (En même temps, le miracle se réveillait 5 fois par nuit, je vois mal comment elle aurait géré). Et puis mon mari m’a offert une nuit romantique, j’ai donc embarqué mon tire-lait (tu parles d’un romantisme) et ils sont venus chez nous. Mini-Koala a a peu près dormi, le Miracle a hurlé de minuit à 4h…
    On a réitéré fin août, toujours avec mon tire-lait : tout s’est bien passé . Et on remet ça vendredi (cette fois mon tire-lait ne sera pas de la partie puisque je l’ai ramené à la pharmacie la semaine dernière, pourtant je l’allaite toujours 3 fois par jour… On verra bien si j’explique ou pas)

        1. Je la ferai téter avant de partir (donc en début de repas et non a la fin… Mais ça ne devrait pas la gêner notre estomac sur pattes ) et on rentrera tôt le samedi matin… Et si j’explose, je m’en voudrais de ne pas t’avoir écoutée !!

    1. Je pense que dans ton cas avec 2 bébé aussi proche j’aurais eu aussi besoin de souffler … sinon ici aussi on a connu une grosse période vache maigre en nuit … avec la reprise du boulot c’était tonic

  7. Je n ai aucun pb à me séparer si je sais qu’ ils sont entre de bonnes mains c est THE critère. (Ma bm est nounou et ma mère instit autant dire qu’ elles sont au top avec des petits!)…apres je bosse à mi temps et on a pas de famille à côté donc les occasions de séparation sont assez rare…
    Par contre cet été le papa après une année très éprouvante pour nous (changement de boulot, changement de région donc déménagement plus un troisième enfant encore jeune) a fait un début d AVC
    On a eu très peur..
    Moi aussi je commençais à cumuler bcp de soucis physiques
    Donc sur les conseils du doc on a pris tous les 2 deux une semaine de vacance sans enfant pour recharger les batteries…
    Je pense qu’ en tant que parent il ne faut pas oublier nos besoins en tant que couple (J avoue que mon couple à bcp tangue avec toutes ces épreuves.. .) Et individu aussi….
    Les enfants ont besoin de parents en forme (et vivant pour ma part!)
    On a ouvert les yeux

    1. C’est certain, avec 1 enfant ce n’est pas la même histoire que avec 3 … tout le monde est en forme chez nous je suis prof des écoles à mi temps j’ai du temps pour moi, du temps pour mon couple et du temps en famille sans me séparer de ma fille . C’est un équilibre très personnel car cela dépend de enfant et des parents . Cest chouette davoir aussi trouve le votre … 🙂

  8. Je te rejoins complètement, j’ai aussi attendu Fripouille longtemps… Je ne l’ai fait garder volontairement que très très tard! Je ne pouvais pas! J’ai dû me séparer de lui la nuit à cause de mon travail mais il restait avec son papa… Ça a été très douloureux pour moi à chaque fois, donc hors de question de m’impOser ça en plus les week-ends. Donc à chaque fois que nous sommes partis nous avons emmené Fripouille et on le vit très bien!

  9. Ma file a 14 mois, et n’a pas encore été gardée de nuit. Uniquement 2 soirées, le temps du restau.
    Elle est gardée en semaine durant nos horaires de travail, et je m’octroie même une rallonge pour avoir un peu de temps pour moi, mais une nuit voire un weekend … je n’ai pas l’envie de franchir le pas. Ça viendra un jour, sûrement!

  10. les premiers temps, la séparation était en effet difficile mais maintenant je me sépare sans problème de mes enfants, et j’en ai même besoin. Je suis avec eux toute la journée, toute la semaine, alors, pouvoir faire des choses pour moi, dormir toute une nuit sans être interrompue, je trouve ça super aussi.

  11. Mon fils n’a pour l’instant que trois mois, et je ne l’ai encore jamais laissé à dormir. Pourtant je suis morte de fatigue et je donnerais cher pour une vraie nuit de sommeil, mais je crois que je ne dormirais pas du tout s’il n’était pas à côté de moi !
    C’est un peu différent mais j’ai aussi dû commencer à le laisser à la crèche puisque je vais reprendre le travail, et ma toute première journée seule a été très difficile. Et j’ai eu beaucoup de remarques de proches qui me disaient de me réjouir et de profiter d’avoir une journée pour moi au lieu de me plaindre. Pourtant même si c’est parfois difficile je ne considère pas le fait de m’occuper de mon fils comme un calvaire, bien au contraire !

  12. Bonjour, alors je suis complètement d’accord avec vous ! moi aussi j’ai beaucoup de mal à me séparer de mon bébé, je suis jeune maman alors je ne sais pas si j’ai suffisamment de recul sur la situation car bébé est encore petit. Déjà j’ai eu beaucoup de mal à sa naissance car je l’ai eu que pour moi pendant 9 mois et d’un coup tout le monde veut le prendre le porter le toucher, J’ai trouvé cela très brutal. J’ai tout naturellement pris un conges parental (pour un premier enfant autant vous dire qu’on avait prévu le coup et mis de l’argent de côté des mois à l’avance pour pouvoir s’en sortir financièrement) car il était inconcevable pour nous de le laisser si tôt à garder. Je ne me suis pas séparée de lui un seul jour. La première fois qu’il a été gardé c’était au bout de 2 mois. Mon chéri avait prévu le coup en douce et avait demandé à ma grande soeur (maman 2 fois) de venir garder notre petit bout pour qu’on aille au resto pour notre anniversaire. J’ai pleuré toute les larmes de mon corps et nous avons mangé très très vite ! J’étais contente mais malheureuse à la fois.
    La première fois qu’il a fallut qu’on le fasse garder 1 nuit (gros mariage) je l’ai plutôt bien vecu car je m’y étais préparé depuis longtemps seulement quand je suis allé le chercher j’ai su qu’il avait pleurer sans cesse ! Cela m’a anéantie et j’ai culpabilisé depuis j’ai beaucoup de mal à le laisser. Ce qui n’est pas du tout compris par notre entourage qui me fait des reproches continuellement. Seulement voilà moi non plus je ne ressens pas le besoin de le laisser, j’aime passer du temps avec lui et la seule personne avec qui je le laisse régulièrement c’est son papa. Je sais que c’est temporaire et que les choses se feront naturellement au fur et à mesure qu’il grandira, je ne veux pas être un obstacle à sa socialisation je veux juste l’accompagner au maximum.

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